Dans le procès civil, la détermination correcte de la compétence est cruciale. Le "règlement de compétence" résout de tels conflits. L'Ordonnance n° 15818 du 13 juin 2025 de la Cour de Cassation clarifie les conditions d'admissibilité, fournissant un guide essentiel pour les professionnels du droit.
La Cour Suprême, dans le litige entre A. (S. N.) et S. (B. I. D.), a déclaré irrecevable le règlement de compétence proposé contre une décision du Tribunal de Rome. La raison : il n'est recevable qu'à l'encontre d'une décision qui tranche la question de compétence de manière définitive et non équivoque. Des décisions interlocutoires ne suffisent pas ; une affirmation claire et résolutoire est nécessaire.
Le règlement de compétence, même après le changement de forme de la décision introduit par la loi n° 69 de 2009, présuppose une décision sur la compétence qui, bien que non précédée de la remise de l'affaire en délibéré et de l'invitation préalable des parties à préciser leurs conclusions intégrales, y compris sur le fond, contienne l'affirmation du juge saisi, en termes non équivoques et incontestables, de l'aptitude de la décision à résoudre définitivement, devant lui, la question de compétence.
Cette maxime est fondamentale : la substance de la décision est déterminante. Le juge doit exprimer de manière cristalline sa volonté d'avoir résolu définitivement la question de compétence. Les marges d'incertitude rendent le règlement irrecevable, prévenant les abus et garantissant que seules les décisions définitives soient contestables.
Les conditions pour un règlement recevable sont :
L'Ordonnance n° 15818 de 2025 renforce la nécessité de précision dans les décisions relatives à la compétence. La clarté requise par la Cour Suprême est une garantie de célérité et d'efficacité procédurale, évitant les blocages et les coûts pour un procès juste. L'orientation est consolidée (par exemple, n° 2338/2020, n° 14223/2017, Sections Unies n° 20449/2014).