Le débat sur les concessions du domaine maritime et leurs renouvellements automatiques trouve un point d'ancrage dans l'arrêt n° 17142 du 25 juin 2025 de la Cour de Cassation. Cette décision, présidée par le Dr M. M. et dont le rapporteur est le Dr L. D., clarifie définitivement l'incompatibilité des renouvellements automatiques avec le droit communautaire, imposant un système basé sur la mise en concurrence. Un changement significatif pour tous les opérateurs du secteur.
Les concessions de biens du domaine maritime ont longtemps été caractérisées par des prorogations et des renouvellements automatiques, une pratique en conflit avec les principes européens de libre concurrence. La Loi n° 118 du 5 août 2022 a tenté d'adapter l'ordonnancement juridique, mais son application a généré des incertitudes. La Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE), la Cour Constitutionnelle italienne et le Conseil d'État ont déjà, depuis longtemps, souligné l'obligation de procédures de mise en concurrence pour l'attribution de ces biens.
L'arrêt n° 17142/2025 de la Cour de Cassation, accueillant le recours de l'Avocat Général de l'État (A.) contre R., casse et renvoie la décision précédente de la Cour d'Appel de Venise. La Cour Suprême établit un principe de droit sans équivoque :
Pour les concessions du domaine maritime arrivées à expiration à la date d'entrée en vigueur de la loi n° 118 de 2022 (27 août 2022), il faut exclure toute forme de renouvellement automatique, avec pour conséquence la non-application des mesures administratives y afférentes, devant au contraire s'appliquer le principe communautaire de la nécessité d'une procédure de mise en concurrence, tel qu'établi par la jurisprudence de la CJUE (arrêt du 20 avril 2023, dans l'affaire C -348/22, Commune de Ginosa ; arrêt du 14 juillet 2016, dans les affaires jointes C-458/14 et C-67/15, Promimpresa), ainsi qu'à la lumière de ce qui a été affirmé par la Cour constitutionnelle (arrêt n° 109 de 2024) et par le juge administratif (Cons. Stato n° 4479 de 2024).
Cette maxime est claire : pour les concessions arrivées à expiration après le 27 août 2022, tout renouvellement automatique est illégitime et doit être écarté. La seule voie est la mise en concurrence, en ligne avec l'orientation déjà exprimée par :
La Cour de Cassation consolide ainsi un parcours jurisprudentiel visant à garantir la transparence et la concurrence.
L'arrêt n° 17142/2025 entraîne la fin de la certitude du renouvellement pour les concessionnaires actuels, qui devront désormais faire face à des mises en concurrence. Cela ouvre le marché à de nouveaux opérateurs, mais exige des actuels une planification stratégique plus attentive. Pour les administrations, l'obligation de mise en concurrence devient impérative. Le Décret-Loi n° 131 du 16 septembre 2024 devra être appliqué conformément à ces principes.
La décision de la Cour de Cassation marque un tournant pour les concessions du domaine maritime. L'affirmation de l'obligation de mise en concurrence et l'exclusion des renouvellements automatiques signalent l'alignement définitif du droit italien sur les principes européens de transparence et de concurrence. Les opérateurs du secteur doivent se préparer à un marché plus dynamique et compétitif. Une consultation juridique spécialisée sera fondamentale pour naviguer dans ce nouveau scénario et saisir les opportunités.