Dans le paysage complexe du droit processuel civil italien, la question de la compétence du juge revêt un rôle fondamental, garantissant que chaque litige soit traité par l'organe judiciaire le plus approprié. La Cour de Cassation, par son œuvre constante d'interprétation et de clarification, intervient régulièrement pour fournir des indications précieuses, essentielles à la correcte application des normes procédurales. Un exemple significatif est l'Ordonnance n° 17032 du 25/06/2025, qui aborde en détail les conditions d'admissibilité du règlement de compétence, un instrument crucial pour trancher les conflits en la matière.
Le règlement de compétence, régi par l'article 42 du Code de Procédure Civile, représente le moyen par lequel les parties peuvent contester la décision du juge sur leur compétence, ou l'absence d'une telle décision. C'est un instrument de garantie qui vise à assurer que le procès se déroule devant le juge correctement saisi du litige. Son importance a grandi avec l'introduction de la Loi n° 69 de 2009, qui a modifié la forme de la décision sur la compétence, prévoyant l'adoption d'une ordonnance plutôt que d'un arrêt.
Cette modification, tout en simplifiant les procédures, a soulevé des interrogations sur la nature et la recevabilité des décisions judiciaires en la matière. L'Ordonnance 17032/2025, rendue dans le cadre d'une affaire entre S. (T. A.) et C. (F. M.), décidée en première instance par le Tribunal de Viterbe, offre un éclaircissement fondamental sur ces aspects, en déclarant irrecevable le règlement de compétence dans des circonstances spécifiques.
La Cour Suprême, sous la présidence du Dr B. M. et avec le Dr G. G. comme rapporteur, a réaffirmé un principe déjà établi, mais dont il est toujours utile de souligner les implications pratiques. La maxime de l'Ordonnance 17032/2025 stipule :
Même suite à la modification apportée par la loi n° 69 de 2009 concernant la forme de la décision sur la compétence (à adopter par ordonnance plutôt que par arrêt), la décision du juge saisi (en l'espèce, monocratique) qui, en rejetant l'exception correspondante, affirme sa compétence et ordonne la poursuite du procès devant lui, est susceptible d'appel conformément à l'art. 42 c.p.c., si le règlement n'est pas précédé de la remise de l'affaire en délibéré et de l'invitation préalable des parties à préciser leurs conclusions intégrales respectives, y compris sur le fond, sauf si ce juge, en procédant et en statuant ainsi, a affirmé – en termes d'une clarté et d'une incontestabilité absolues et objectives – l'aptitude de sa propre détermination à résoudre définitivement devant lui la question susmentionnée.
Ce passage est crucial. En résumé, la Cour de Cassation établit que, même après la réforme de 2009 qui a transformé la décision sur la compétence d'un arrêt en ordonnance, une décision du juge (dans le cas spécifique, monocratique) qui rejette une exception d'incompétence et ordonne la poursuite du procès, ne peut être immédiatement contestée par le règlement de compétence prévu par l'art. 42 c.p.c. Cela se produit à moins que des conditions procédurales précises n'aient été respectées ou que le juge lui-même n'ait expressément déclaré le caractère définitif de sa décision.
Les conditions qui rendent le règlement de compétence irrecevable sont :
En d'autres termes, si le juge se contente de dire