La Cour suprême de cassation, par son arrêt n° 16147 du 16 juin 2025, a apporté une clarification fondamentale sur la prise en compte des périodes d'absence pour congés ou maladie dans le calcul de l'horaire normal de travail, aux fins de la reconnaissance des heures supplémentaires. Cette décision, qui a opposé C. A. V. et F. T. N. R., renforce la protection des travailleurs en s'appuyant sur des principes constitutionnels et européens.
La question était de savoir si les congés et les maladies étaient "neutres" par rapport au calcul du temps de travail. La Cour de Cassation a répondu de manière nette, confirmant que ces périodes contribuent à l'accomplissement de la dette horaire du travailleur.
Les périodes d'absence pour congés ou maladie ne sont pas neutres par rapport au calcul de l'horaire normal de travail, dont le dépassement donne lieu aux heures supplémentaires, car elles concourent à l'accomplissement de la dette horaire du travailleur en vertu d'une fictio iuris découlant de la protection, constitutionnelle et communautaire, des droits au repos et à la protection de la santé. (Dans le cas présent, la Cour de Cassation a confirmé l'arrêt de fond selon lequel les heures de travail en astreinte, prévues par l'article 60 de la convention collective nationale du personnel non dirigeant Aiop et Aris 2002-2005, supplémentaires par rapport à l'horaire normal de travail, doivent être rémunérées comme heures supplémentaires ou, en tout cas, excédant la limite horaire ordinaire, en tenant compte, aux fins du calcul de cette dernière, également des jours d'absence pour congés et maladie).
En résumé, les jours de congés ou de maladie ne sont pas des "vides" dans le calcul du temps de travail, mais contribuent à couvrir la dette horaire. Si le travailleur, malgré ces absences, effectue des heures supplémentaires qui dépassent la limite normale (par exemple, 40 heures par semaine), ces heures doivent être rémunérées comme des heures supplémentaires. Cette interprétation repose sur une "fictio iuris" ancrée dans la protection des droits fondamentaux au repos et à la santé, garantis par la Constitution italienne et les directives communautaires.
Le principe s'inscrit dans un cadre normatif solide. La Cour de Cassation a explicitement rappelé :
Le cas spécifique concernait les heures de travail en astreinte (art. 60 CCNL Aiop et Aris 2002-2005). La Cour a réaffirmé que même ces heures, si elles sont excédentaires, doivent être rémunérées comme des heures supplémentaires, en tenant compte des absences pour congés et maladie dans le calcul.
Cette décision a des répercussions significatives. Les employeurs doivent recalibrer leurs systèmes de calcul des horaires et des heures supplémentaires, en considérant les congés et les maladies comme des "heures travaillées" aux fins de la dette horaire. Ignorer cela peut entraîner des litiges.
Pour les travailleurs, l'ordonnance confirme que le temps consacré au repos et à la santé ne peut pas pénaliser le calcul de l'horaire ni compromettre le droit à une juste rémunération pour les heures effectivement travaillées au-delà de l'horaire normal. Une base jurisprudentielle solide pour la protection de leurs droits.
L'Ordonnance n° 16147 de 2025 renforce la protection du travailleur, établissant un principe général applicable à tous les rapports de travail subordonné. Comprendre et appliquer correctement cette interprétation est crucial pour garantir l'équité et la légalité, en promouvant un environnement de travail qui respecte pleinement la dignité et le bien-être des travailleurs, conformément aux principes constitutionnels et européens.