La Cassation sur la réduction de peine : Arrêt n° 28322/2025 et le jugement abrégé

Le système judiciaire italien est en constante évolution, et les décisions de la Cour de Cassation sont fondamentales pour orienter l'interprétation et l'application des normes. Une intervention récente et significative de la Cour Suprême, avec l'Arrêt n° 28322 du 23 mai 2025 (déposé le 1er août 2025), a abordé une question cruciale en matière de procédures spéciales et de réduction de peine, fournissant d'importants éclaircissements sur le champ d'application de l'art. 442, alinéa 2-bis, du Code de Procédure Pénale. Cette décision, qui a vu comme Président le Dr G. S. et comme Rédacteur le Dr E. T., rejette un recours contre une décision du Tribunal de Rome, réaffirmant un principe cardinal qui mérite une analyse attentive.

Le contexte normatif et la question soulevée

La question au centre de l'arrêt concerne la possibilité d'étendre la réduction de peine d'un sixième, prévue par l'article 442, alinéa 2-bis, c.p.p., également aux accusés qui, tout en ayant été jugés selon la procédure ordinaire, n'ont pas ensuite formé d'appel. Cette norme, introduite par la soi-disant Réforme Cartabia (Décret Législatif 10 octobre 2022, n° 150), prévoit une réduction supplémentaire de peine pour ceux qui optent pour le jugement abrégé, une procédure spéciale qui permet une résolution anticipée du procès, basée sur les actes de l'enquête préliminaire. Le cas spécifique concernait l'accusé G. M., qui, n'ayant pas opté pour la procédure abrégée et n'ayant pas formé d'appel, se trouvait exclu de ce bénéfice. Cela avait soulevé une question de légitimité constitutionnelle, invoquant les articles 3 (principe d'égalité) et 111 (principe du juste procès) de la Constitution, pour la prétendue disparité de traitement entre accusés.

La Maxime de la Cassation et son analyse

La Cour de Cassation, par l'arrêt en question, a déclaré le caractère manifestement infondé de cette question. La maxime, qui résume le principe fondamental de la décision, est la suivante :

Il est manifestement infondée la question de légitimité constitutionnelle de l'art. 442, alinéa 2-bis, cod. proc. pén., en relation avec les art. 3 et 111 Cost., dans la mesure où elle ne permet pas la réduction d'un sixième de la peine à l'accusé qui, jugé selon la procédure ordinaire, n'a pas formé d'appel, étant donné que la reconnaissance du bénéfice dans le seul cas de jugement abrégé n'est ni déraisonnable ni arbitraire, mais relève d'un choix discrétionnaire légitime de politique criminelle du législateur, justifié par la nature déflationniste de la procédure.

Cette affirmation est d'une importance capitale. La Cour Suprême clarifie que la différenciation opérée par le législateur n'est ni déraisonnable ni arbitraire. Au contraire, elle représente une

Cabinet d'Avocats Bianucci