Le droit pénal est constamment appelé à définir les limites de la responsabilité, surtout lorsqu'un événement dommageable découle d'une omission plutôt que d'une action directe. L'arrêt n° 27515 du 10/04/2025 (déposé le 28/07/2025) de la Cour de cassation aborde une question d'extrême importance sociale : la configurabilité du délit d'épidémie par négligence même en présence d'une conduite omissive. Cette décision, qui a vu V. D. A. comme prévenu et a annulé avec renvoi l'arrêt du Tribunal de Sassari du 28/03/2024, marque un point de repère important dans la jurisprudence italienne, avec des implications profondes pour la protection de la santé publique.
Le délit d'épidémie par négligence est prévu par les articles 438 (épidémie intentionnelle) et 452 (délits par négligence contre la santé publique) du Code pénal. Traditionnellement, la "diffusion" a souvent évoqué une action active. Cependant, les expériences récentes ont démontré comment l'inaction, le défaut d'adoption de mesures préventives ou la violation de devoirs spécifiques peuvent avoir des conséquences tout aussi graves. L'arrêt 27515/2025 clarifie que le concept de "causer" une épidémie ne se limite pas à l'agir positif, mais inclut également les omissions pertinentes.
Le cœur de la décision de la Cour de cassation réside dans l'affirmation que le délit d'épidémie par négligence peut être intégré également par une conduite omissive. Cette maxime, qui trouve un précédent significatif dans les Sections Unies civiles n° 576 de 2008, a été réaffirmée avec force dans un contexte pénal spécifique. La Cour suprême, présidée par le Dr C. M. et dont le rapporteur était le Dr A. G., a annulé avec renvoi la décision du Tribunal de Sassari, indiquant la nécessité d'évaluer si, dans le cas concret, une omission a eu un rôle causal dans la diffusion de l'épidémie.
Le délit d'épidémie par négligence peut être intégré également par une conduite omissive.
Cette maxime signifie que la responsabilité pénale pour épidémie ne concerne pas seulement celui qui propage activement un agent pathogène, mais aussi celui qui, tout en ayant un devoir juridique spécifique d'empêcher l'événement (le "devoir de garantie"), omet de le faire et par son inaction contribue à causer ou aggraver une épidémie. Pensons, par exemple, à un responsable de la sécurité dans un lieu de travail qui n'adopte pas les mesures d'hygiène et de santé nécessaires prévues par la réglementation (comme le Décret Législatif 09/04/2008 n° 81, art. 16 al. 3 et 77 al. 4), malgré sa conscience des risques. Son omission, si elle est causalement liée à la diffusion d'une maladie infectieuse à grande échelle, pourrait configurer le délit. L'accent est mis sur la violation du devoir de contrôle et sur l'événement dommageable qui en résulte.
L'arrêt n° 27515/2025 de la Cour de cassation représente un avertissement significatif pour tous ceux qui occupent des positions de garantie ou qui sont appelés à gérer des situations potentiellement dangereuses pour la santé publique. La clarté avec laquelle est affirmée la configurabilité du délit d'épidémie par négligence également par une conduite omissive réaffirme un principe fondamental du droit pénal : l'inaction, lorsqu'il y a un devoir d'agir, peut être aussi grave que l'action. Cette décision invite à une plus grande conscience et à une application scrupuleuse des réglementations en matière de prévention et de sécurité.