Le Revenu de Citoyenneté (RdC), un outil de soutien économique, a toujours exigé la transparence sur les conditions de revenus. La Cour de Cassation, par l'arrêt n° 27994 déposé le 30 juillet 2025, clarifie un point fondamental : l'omission de déclarer les gains de jeu peut constituer un délit grave. Cette décision apporte un éclaircissement essentiel sur les responsabilités des citoyens et sur l'interprétation des normes en la matière.

Le cas R. B. et la décision de la Cassation

L'arrêt analyse le cas de Monsieur R. B., accusé d'avoir omis d'indiquer, dans sa déclaration sur l'honneur pour le Revenu de Citoyenneté, les sommes provenant de gains de jeu. La Cour d'Appel de L'Aquila, le 7 novembre 2024, avait déjà confirmé la qualification du délit. La Cour Suprême, présidée par le Dr V. Di Nicola et dont le rapporteur était le Dr G. Liberati, a réaffirmé ce principe. La question porte sur l'interprétation de l'art. 7, alinéa 1, du Décret-Loi n° 4 de 2019, qui sanctionne les déclarations mensongères et les omissions, et sur la pertinence des gains aux fins du revenu familial pour le RdC.

Constitue le délit visé à l'art. 7, alinéa 1, du d.l. du 28 janvier 2019, n° 4, converti, avec modifications, par la loi du 28 mars 2019, n° 26, l'omission d'indication, dans la déclaration sur l'honneur visant à l'obtention du bénéfice du revenu de citoyenneté, des sommes provenant de gains de jeu qui, étant soumises à retenue à la source à titre d'impôt, concourent, aux termes de l'art. 2, alinéa 6, du d.l. précité, à la détermination du revenu du noyau familial.

Cette maxime établit que ne pas déclarer les gains de jeu constitue un délit. La raison est double : l'art. 7, alinéa 1, du D.L. n° 4/2019 punit l'omission d'informations dues. De plus, l'art. 2, alinéa 6, du même décret précise que les gains de jeu, même s'ils sont déjà soumis à retenue à la source, concourent à la détermination du revenu familial pour le RdC. Cela signifie que, bien qu'étant déjà imposées, ces sommes doivent être incluses dans la déclaration pour la subvention. L'omission altère la véracité de la déclaration sur l'honneur, constituant le délit de fausse déclaration idéologique.

Le cadre normatif : Art. 7 et Art. 2 du D.L. n° 4/2019

La décision de la Cassation repose sur un dispositif normatif précis :

  • Art. 7, alinéa 1, D.L. n° 4/2019 (converti par la Loi n° 26/2019) : Prévoit des sanctions pénales (emprisonnement de deux à six ans) pour ceux qui déclarent le faux ou omettent des informations pertinentes pour obtenir le RdC.
  • Art. 2, alinéa 6, D.L. n° 4/2019 : Spécifie que tous les revenus, y compris ceux soumis à retenue à la source à titre d'impôt (comme les gains de jeu), concourent à la détermination du revenu du noyau familial aux fins du RdC.

Le système des prestations sociales repose sur la confiance dans les déclarations. La déclaration sur l'honneur exige une exactitude maximale. L'omission de données pertinentes n'entraîne pas seulement la révocation de la prestation et la restitution des sommes, mais expose à de graves conséquences pénales.

Transparence et importance de la consultation juridique

L'arrêt n° 27994/2025 est un avertissement clair pour tous les bénéficiaires de subventions publiques. L'exactitude et la complétude des informations sont essentielles pour la correction administrative et pour éviter les sanctions pénales. L'omission des gains de jeu, même s'ils sont déjà imposés, a entraîné pour Monsieur R. B. l'accusation d'un délit contre la foi publique. Pour ceux qui ont des doutes sur la correcte compilation des déclarations sur l'honneur, il est toujours conseillé de s'adresser à des professionnels du droit. Un avocat expérimenté peut fournir la consultation nécessaire pour interpréter la réglementation, prévenir les erreurs et assister dans la défense de ses droits.

Cabinet d'Avocats Bianucci