L'arrêt n° 23449 du 28 mai 2025 de la Cour de Cassation marque un point d'ancrage dans le paysage juridique italien, clarifiant la pleine conformité aux principes constitutionnels et supranationaux des normes qui sanctionnent pénalement les fausses déclarations pour l'obtention de prestations sociales telles que le Revenu de Citoyenneté, en particulier en ce qui concerne la condition de résidence. Une décision d'une grande importance qui mérite une analyse approfondie.
Le cœur de la question réside dans l'article 7, paragraphe 1, du décret-loi du 28 janvier 2019, n° 4 (converti par la loi du 28 mars 2019, n° 26). Cette disposition sanctionne pénalement quiconque déclare le faux concernant sa résidence antérieure pour obtenir le Revenu de Citoyenneté. La condition de résidence sur le territoire de l'État, initialement sans limite, a ensuite été précisée à cinq ans. La non-véracité de ces informations constitue un délit contre la foi publique, la falsité idéologique. La Cassation, par l'arrêt en question, a fermement réaffirmé la légitimité de cette disposition sanctionnatrice, dissipant tout doute interprétatif.
La décision de la Cassation n° 23449/2025 s'inscrit dans un cadre jurisprudentiel solide, renforcé par des interventions tant au niveau national qu'européen. La Cour a explicitement rappelé l'arrêt de la Cour de Justice de l'Union Européenne du 29 juillet 2024 (affaires jointes C-112/22 et C-223/22) et l'arrêt de la Cour Constitutionnelle n° 31 de 2025. Les deux Cours ont confirmé la légitimité de la condition de résidence antérieure, pourvu qu'elle soit limitée à cinq ans. Ces interventions ont établi qu'une condition de résidence proportionnée ne contrevient ni à l'article 3 de la Constitution italienne ni aux principes supranationaux, en équilibrant la protection des finances publiques avec la garantie des droits sociaux.
En matière de fausses déclarations visant à obtenir le revenu de citoyenneté, la disposition de l'art. 7, paragraphe 1, du d.l. du 28 janvier 2019, n° 4, converti, avec modifications, par la loi du 28 mars 2019, n° 26, sanctionnant pénalement la non-conformité à la vérité des déclarations du demandeur concernant sa résidence antérieure, est conforme aux principes constitutionnels et supranationaux, tels qu'interprétés par la Cour de justice de l'Union Européenne dans l'arrêt du 29 juillet 2024, rendu dans les affaires jointes C-112/22 et C-223/22 et par la Cour constitutionnelle dans l'arrêt n° 31 de 2025, même si la condition de résidence antérieure du demandeur sur le territoire de l'État est limitée à cinq ans.
Cette maxime est fondamentale car elle résume l'orientation jurisprudentielle consolidée. Elle affirme clairement que la loi italienne qui punit pénalement ceux qui mentent sur leur résidence pour obtenir le Revenu de Citoyenneté est pleinement légitime, découlant non seulement de la Constitution, mais aussi du droit européen. La condition de résidence, bien que stricte, a été jugée valide et proportionnée, surtout après sa limitation à cinq ans, pour protéger l'intégrité du système et l'équité dans la distribution des ressources.
La décision de la Cassation renforce le sérieux avec lequel les demandes de subventions publiques doivent être traitées. Pour les citoyens, cela implique une plus grande conscience et responsabilité dans la compilation des déclarations. Toute information fournie doit correspondre à la vérité, sous peine de conséquences pénales significatives. Voici quelques implications clés :
Le système, par conséquent, ne punit pas seulement ceux qui fraudent, mais envoie un message clair de prévention, soulignant l'importance de la transparence et de l'honnêteté dans les relations avec l'administration publique.
L'arrêt de la Cour de Cassation n° 23449 de 2025 consolide un principe essentiel : la pleine légitimité des sanctions pénales pour ceux qui déclarent le faux dans le but d'obtenir le Revenu de Citoyenneté, avec une référence spécifique à la condition de résidence. Cette décision, en ligne avec les interprétations des Cours Supérieures, réaffirme l'importance de la véracité des déclarations faites à l'administration publique et la nécessité de protéger l'intégrité du système d'assistance sociale. Un pas décisif vers une plus grande transparence et justice dans la gestion des prestations publiques.