Le paysage juridique italien est en constante évolution, et les arrêts de la Cour de Cassation représentent un phare pour l'interprétation et l'application des lois. L'arrêt n° 26690 de 2025 a abordé une question de grande importance, clarifiant les frontières entre deux faits délictueux majeurs liés à la perception de subventions publiques, en particulier le Revenu de Citoyenneté. La décision de la Cour Suprême, présidée par D. N. V. et dont le rapporteur est B. V., a concerné le cas de W. F. S. P., annulant sans renvoi un précédent arrêt de la Cour d'Appel de Messine du 13/10/2023, et a clairement défini l'existence du concours matériel de délits. Approfondissons ensemble les détails de cette importante décision.
Le Revenu de Citoyenneté (RdC), introduit par le Décret-Loi n° 4 de 2019, prévoyait l'obligation de communiquer rapidement les variations de revenus ou de patrimoine. L'art. 7, alinéa 2, du décret sanctionne pénalement l'omission de communication visant à obtenir le bénéfice (emprisonnement de 1 à 6 ans). Parallèlement, l'art. 316-ter du Code Pénal ("Perception indue de subventions au détriment de l'État") punit quiconque obtient indûment des fonds publics par le biais de déclarations fausses ou d'omissions d'informations (peine de 6 mois à 3 ans).
La question était de déterminer si, entre l'omission de communication pour le RdC (art. 7, alinéa 2, D.L. 4/2019) et la perception indue de subventions publiques (art. 316-ter c.p.), il existait un rapport de spécialité (application d'une seule norme) ou un concours matériel de délits (application des deux).
Il existe un concours matériel de délits entre le délit d'omission de communication des variations de revenus ou de patrimoine visant à obtenir le revenu de citoyenneté, prévu par l'art. 7, alinéa 2, d.l. 28 janvier 2019, n° 4, converti, avec modifications, par la loi 28 mars 2019, n° 26, et le délit de perception indue de subventions publiques, visé à l'art. 316-ter c.p., étant donné qu'il s'agit d'incriminations visant à protéger des intérêts différents et qui contemplent des conduites et des événements distincts, d'où l'impossibilité d'un rapport de spécialité entre eux.
La Cassation a précisé qu'il n'y a pas de rapport de spécialité (art. 15 c.p.), mais un concours matériel. Cela implique que les deux faits délictueux ne s'excluent pas et que l'accusé peut répondre des deux délits, compte tenu de la diversité des intérêts juridiques protégés et des conduites.
Les raisons de la décision résident dans la diversité des intérêts et des conduites :
Les deux normes, bien qu'elles puissent converger, poursuivent des finalités différentes et sanctionnent des comportements non superposables. L'omission pour le RdC concerne les variations pour le maintien, tandis que l'art. 316-ter c.p. se concentre sur l'obtention indue par fraude.
L'arrêt n° 26690 de 2025 de la Cour de Cassation est un point fixe dans la jurisprudence sur les délits liés aux subventions publiques. En réaffirmant le principe du concours matériel, la Cour Suprême renforce la protection du budget public et la correction dans l'accès aux bénéfices. Pour les citoyens et les professionnels du droit, cette décision souligne l'importance d'une adhésion scrupuleuse aux obligations de communication et la gravité des conséquences pénales. C'est un avertissement pour ceux qui tentent de contourner les règles et un guide précieux pour les professionnels, confirmant l'autonomie et la pleine applicabilité des deux faits délictueux.