Le Revenu de Citoyenneté (RdC) a représenté un soutien économique important, dont la bonne utilisation dépendait de la véracité des déclarations des demandeurs. Un aspect crucial concernait la notion d'"état de détention" des membres du foyer. La Cour de Cassation, par l'arrêt n° 24419, déposé le 3 juillet 2025, a apporté une clarification fondamentale sur cette définition, avec des implications pour la transparence et la légalité.
Le Décret-Loi n° 4/2019 (converti en Loi n° 26/2019), à l'art. 3, alinéa 13, imposait aux demandeurs de RdC de communiquer rapidement les changements, y compris la "restriction en état de détention" d'un membre du foyer. Cette information est essentielle, car la présence d'un membre de la famille détenu affecte le calcul de l'ISEE et le montant de la prestation.
La question principale, abordée par la Cour Suprême, était l'extension exacte du terme "état de détention" : devait-il s'entendre uniquement de la détention carcérale ou aussi de la détention à domicile ?
L'arrêt n° 24419/2025, dans le cas de l'accusée S. P., a confirmé la décision de la Cour d'Appel de Catane. Les juges de cassation ont établi que :
En matière de fausses déclarations visant à obtenir le revenu de citoyenneté, l'obligation pour le demandeur de déclarer, conformément à l'art. 3, alinéa 13, du décret-loi du 28 janvier 2019, n° 4, converti, avec modifications, par la loi du 28 mars 2019, n° 26, l'"état de détention" de l'un des membres de son foyer, pertinent pour la détermination du montant de la prestation percevable, doit être entendu comme se référant tant à la détention carcérale qu'à la détention à domicile.
Cette décision est cruciale. Elle étend explicitement la notion d'"état de détention" à toute forme de privation de liberté personnelle, y compris la détention à domicile (art. 284 du Code de Procédure Pénale). La logique est qu'une personne détenue ne contribue pas au revenu familial et est souvent déjà assistée par l'État. Omettre cette information entraînerait une émission du RdC supérieure au montant dû, constituant une fausse déclaration idéologique.
Le non-respect de l'obligation déclarative, réaffirmé par la Cassation, n'est pas une erreur formelle. L'art. 7 du Décret-Loi 4/2019 prévoyait de sévères sanctions pénales pour les déclarations fausses ou les omissions pertinentes :
L'arrêt renforce le principe de légalité et l'importance de la transparence dans l'accès aux prestations sociales. La charge d'une déclaration véridique et complète incombe au demandeur ; le non-respect peut avoir de graves répercussions pénales et entraîner la révocation de la prestation.
La décision de la Cour de Cassation n° 24419 de 2025 clarifie définitivement que l'obligation de déclarer l'"état de détention" aux fins du Revenu de Citoyenneté inclut à la fois la détention carcérale et la détention à domicile. Cette interprétation vise à garantir la correcte allocation des fonds publics et à prévenir les abus.
Pour les citoyens, il est crucial de porter la plus grande attention à l'exhaustivité et à la véracité des déclarations. Tout changement dans la composition du foyer ou dans l'état de liberté de ses membres doit être communiqué rapidement et avec précision.
En cas d'incertitude, il est toujours conseillé de s'adresser à des professionnels du droit expérimentés. Un avocat peut fournir l'assistance nécessaire pour naviguer la complexité normative, garantir le respect des obligations légales et protéger ses droits, évitant ainsi les graves conséquences pénales et administratives.