La régularisation des capitaux détenus à l'étranger, via le « bouclier fiscal », permet de régulariser des situations irrégulières. L'accès à ces avantages est empêché si des contrôles fiscaux sont déjà en cours. L'ordonnance de la Cour de Cassation n° 14950, du 4 juin 2025, apporte une clarification essentielle à cet égard.
L'arrêt, qui oppose A. et M., interprète les réglementations (art. 14, alinéa 7, d.l. n° 350/2001 et art. 13-bis d.l. n° 78/2009), précisant quand un contrôle fiscal empêche l'accès aux avantages pour le rapatriement de capitaux.
Les règles relatives au bouclier fiscal empêchent l'accès aux avantages si, au moment de la déclaration, une violation a été constatée ou une activité de « contrôle fiscal et contributif dont les intéressés ont eu formelle connaissance » a débuté. La Cassation a clarifié la portée exacte de cette préclusion.
En matière de bouclier fiscal, l'art. 14, alinéa 7, du d.l. n° 350 de 2001, converti avec modifications par la loi n° 409 de 2001, rappelé par l'art. 13-bis du d.l. n° 78 de 2009, converti avec modifications par la loi n° 102 de 2009, ne permet pas au contribuable d'accéder aux avantages fiscaux prévus pour le rapatriement des actifs financiers et patrimoniaux détenus hors du territoire de l'État si, à la date de présentation de la déclaration réservée à cet effet, une violation en matière de détentions financières à l'étranger a déjà été constatée ou, en tout état de cause, une activité de « contrôle fiscal et contributif dont les intéressés ont eu formelle connaissance » a déjà débuté, cette dernière préclusion devant être entendue comme limitée aux cas où le contrôle en cours peut conduire à la contestation de violations en matière de détention d'actifs financiers à l'étranger, une interprétation se référant à tout type d'enquête fiscale étant déraisonnable, car elle entraînerait une limite à l'accès à l'avantage à un stade antérieur à la contestation plus stricte que celle prévue pour le cas où la violation a déjà été contestée.
La Cour suprême établit que la préclusion n'est pas générique. Le contrôle doit être spécifiquement destiné à contester des violations relatives à la détention d'actifs financiers à l'étranger. Une enquête fiscale générique n'est pas suffisante pour empêcher l'accès aux avantages. Cette interprétation repose sur le principe de raisonnabilité, évitant une limite plus sévère avant la contestation formelle d'une violation.
L'ordonnance n° 14950/2025 offre des indications cruciales :
Pour les contribuables ayant des actifs à l'étranger, il est essentiel de surveiller leur situation fiscale et d'agir rapidement, avec le soutien de professionnels qualifiés, pour évaluer la meilleure stratégie de régularisation.
L'ordonnance de la Cour de Cassation n° 14950 de 2025 clarifie que la préclusion aux avantages du bouclier fiscal est liée à un contrôle spécifique sur les capitaux étrangers, et non générique. Cette interprétation protège la cohérence du système et offre une plus grande sécurité juridique. Une analyse approfondie avec des professionnels du droit et de la fiscalité est essentielle pour définir la meilleure stratégie.