À l'ère de la creator economy, la fin d'un mariage n'implique plus seulement la division de la maison conjugale ou du compte bancaire, mais concerne de plus en plus souvent des biens immatériels d'une énorme valeur économique : les profils sociaux et les chaînes vidéo. Lorsqu'un couple construit ensemble une audience en ligne, transformant sa vie ou une passion commune en une activité lucrative, la séparation soulève des questions juridiques complexes. En tant qu'avocat expert en droit de la famille à Milan, Me Marco Bianucci aborde quotidiennement les défis liés à la titularité, à la gestion et à la répartition des revenus provenant de comptes Instagram, TikTok ou de chaînes YouTube co-gérés.
La question centrale concerne la nature juridique du compte : s'agit-il d'un bien personnel ou d'une entreprise conjugale ? Si les profils génèrent des revenus par le biais de sponsorisations, de publicité ou de vente de produits, ils entrent pleinement dans le patrimoine à diviser. L'absence d'une réglementation spécifique et actualisée nécessite une stratégie juridique sur mesure, capable d'appliquer les principes du droit civil et du droit d'auteur aux nouvelles réalités numériques, afin d'éviter que le conflit personnel ne détruise la valeur économique construite au fil du temps.
En Italie, la loi ne prévoit pas encore de réglementation spécifique pour la division des "followers" ou du compte en soi. Cependant, la jurisprudence et la doctrine appliquent par analogie les normes sur la communauté des biens et sur l'entreprise familiale. Si les époux sont sous le régime de la communauté des biens et que l'activité numérique a été lancée pendant le mariage, les revenus et la valeur de clientèle éventuelle du compte peuvent faire l'objet d'une division. Il est essentiel de distinguer le droit moral d'auteur (qui reste personnel et inaliénable) des droits d'exploitation économique, qui sont quant à eux patrimoniaux et divisibles.
Un aspect critique concerne le droit à l'image. Même si une chaîne est gérée conjointement, l'image appartient à l'individu. En cas de divorce, le consentement à l'utilisation de l'image de l'ex-conjoint peut être révoqué, bloquant de fait l'activité de la chaîne. Ce scénario nécessite une analyse préalable approfondie pour établir qui est le titulaire effectif de la relation avec la plateforme et qui a contribué, par son travail ou son image, au succès de l'initiative.
Me Marco Bianucci, exerçant en tant qu'avocat expert en droit de la famille à Milan, adopte une approche pragmatique et axée sur la sauvegarde de l'entreprise. La stratégie du cabinet ne se limite pas à la simple application des normes sur la séparation, mais intègre des compétences en droit commercial et en propriété intellectuelle. L'objectif principal est d'éviter la dispersion de la valeur : un compte contesté et inactif perd rapidement de sa pertinence et de sa monétisation.
La méthode de travail prévoit d'abord une évaluation économique correcte de l'actif numérique, en faisant souvent appel à des experts techniques pour estimer la valeur de l'engagement et des contrats en cours. Ensuite, le cabinet travaille à la rédaction d'accords transactionnels précis qui peuvent prévoir différentes solutions : l'attribution du compte à l'un des deux époux avec compensation économique correspondante (liquidation de la part) pour l'autre, ou, dans les cas où il est possible de maintenir une relation professionnelle, la rédaction de pactes d'associés pour la continuation de l'activité professionnelle commune post-séparation. Me Marco Bianucci accorde une attention particulière à la protection de la vie privée et à la gestion de la réputation en ligne pendant la phase délicate de la rupture.
La titularité formelle revient à celui qui a enregistré le compte en acceptant les conditions d'utilisation de la plateforme. Cependant, si le profil a été utilisé pour une activité économique commune sous le régime de la communauté des biens, la valeur économique générée et la clientèle sont considérées comme des biens communs. Lors de la séparation, le juge ou l'accord entre les parties devra établir une compensation pour le conjoint qui renonce à la gestion, basée sur la valeur marchande du profil.
Les revenus acquis et non encore consommés jusqu'au moment de la dissolution de la communauté légale doivent être partagés à 50 %. En ce qui concerne les revenus futurs, tout dépend des accords conclus : si l'activité cesse, il n'y a pas de revenus futurs à partager ; si l'activité se poursuit par l'un des époux seulement, l'autre aura droit à une liquidation unique de la valeur de l'entreprise numérique au moment de la séparation, mais pas aux revenus ultérieurs découlant du travail exclusif de l'ex-partenaire.
Oui. Le droit à l'image est un droit très personnel. Même si par le passé vous aviez consenti à la publication et à l'exploitation commerciale de votre image, suite à la séparation vous pouvez révoquer ce consentement pour l'avenir. Cela implique souvent la nécessité de supprimer des contenus ou de cesser l'utilisation de votre image pour de nouveaux posts, sauf en cas de dédommagement pour d'éventuels dommages si l'utilisation se poursuit indûment.
Il n'existe pas de barème fixe, mais on utilise des critères d'entreprise. On évalue le nombre de followers réels, le taux d'engagement (interactions), l'historique des revenus publicitaires, les contrats de sponsoring actifs et le potentiel de croissance. Souvent, une expertise technique de partie est nécessaire pour établir une valeur objective qui puisse servir de base à la négociation de la pension alimentaire ou de la division patrimoniale.
La division d'un patrimoine numérique nécessite des compétences spécifiques qui vont au-delà de la gestion traditionnelle du divorce. Si vous êtes confronté à une séparation impliquant des chaînes sociales monétisées ou des activités d'influence marketing, il est essentiel d'agir rapidement pour ne pas compromettre la valeur de votre travail. Contactez le Cabinet d'Avocats Bianucci pour fixer un entretien de présentation au 26 via Alberto da Giussano à Milan. Me Marco Bianucci analysera votre situation spécifique pour définir la stratégie la plus efficace pour la protection de vos intérêts économiques et personnels.