Lorsqu'une personne trouve le courage de signaler des actes de harcèlement, de mauvais traitements ou de menaces, elle place sa confiance et sa sécurité entre les mains de l'État. Malheureusement, la chronique et l'expérience judiciaire nous montrent des cas où, malgré des signalements et des plaintes répétés, les autorités compétentes n'activent pas rapidement les mesures de protection nécessaires, entraînant des conséquences parfois tragiques ou en tout cas gravement préjudiciables pour la victime. Comprendre d'avoir été abandonné par les institutions génère un sentiment de profonde frustration, mais il est essentiel de savoir que le système juridique prévoit des outils de réaction. En tant qu'avocat expert en indemnisation des dommages à Milan, Me Marco Bianucci traite ces situations délicates pour établir les responsabilités des administrations impliquées.
La responsabilité civile de l'État et, plus spécifiquement, des Ministères dont dépendent les forces de l'ordre (Intérieur, Défense) ou du Ministère de la Justice, émerge lorsqu'il y a une violation claire des obligations de prévention et de protection. La jurisprudence, tant nationale que celle de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH), a établi que les autorités ont l'obligation positive d'agir lorsqu'elles ont connaissance d'un risque réel et immédiat pour la vie ou l'intégrité physique d'un individu.
Si, face à des plaintes circonstanciées, des certificats médicaux et des appels à l'aide, les forces de l'ordre ou la magistrature sous-estiment le danger, omettent de mener des enquêtes rapides ou n'adoptent pas de mesures conservatoires (comme l'interdiction d'approcher), et que de cette inertie découle un préjudice pour la victime, une responsabilité indemnitaire est engagée. Il ne s'agit pas seulement de punir le coupable de l'infraction, mais de sanctionner l'omission de celui qui avait le devoir juridique d'empêcher que cette infraction ne soit portée à des conséquences plus graves.
Aborder un litige contre une administration de l'État nécessite une stratégie procédurale extrêmement rigoureuse. L'approche de Me Marco Bianucci, avocat expert en indemnisation des dommages à Milan, part d'une analyse méticuleuse de la chronologie des événements. L'objectif est de démontrer le lien de causalité entre l'inertie des autorités et le préjudice subi par la victime.
Le cabinet opère à travers une reconstitution documentaire précise : les procès-verbaux de plainte, les dates de dépôt, les éventuelles clôtures prématurées et la non-activation des procédures du « Codice Rosso » (Code Rouge) sont examinés. La défense ne se limite pas à déplorer un dysfonctionnement, mais vise à prouver la faute grave ou la négligence inexcusable dans l'application des mesures de sauvegarde prévues par la loi. Me Marco Bianucci s'efforce de faire reconnaître non seulement le préjudice corporel (lésions physiques ou psychiques), mais aussi le préjudice moral et existentiel découlant de la violation des droits fondamentaux de la personne que l'État avait le devoir de protéger.
Oui, il est possible d'agir en indemnisation des dommages si l'on parvient à prouver que l'intervention rapide des forces de l'ordre aurait pu éviter l'infraction ou en limiter les conséquences, et que la non-intervention résulte d'une négligence ou d'une violation de protocoles obligatoires.
Généralement, on demande l'indemnisation du préjudice non patrimonial, qui comprend la souffrance intérieure (préjudice moral), les lésions psychophysiques (préjudice corporel, souvent lié au stress post-traumatique) et le bouleversement des habitudes de vie (préjudice existentiel) causé par le sentiment d'impuissance.
Pas nécessairement. L'action civile contre l'État pour omission de protection est autonome par rapport au procès pénal contre l'agresseur. Cependant, les éléments recueillis dans la procédure pénale sont souvent fondamentaux pour prouver la dangerosité du sujet qui avait été ignorée par les autorités.
Dans ce cas, s'applique la loi sur la responsabilité civile des magistrats (Loi Vassalli et modifications ultérieures). La procédure est complexe et prévoit une action contre l'État (Présidence du Conseil des Ministres) pour déni de justice ou violation grave de la loi dans l'exercice des fonctions judiciaires.
Si vous estimez que les autorités n'ont pas fait tout ce qui était en leur pouvoir pour vous protéger, vous ou un membre de votre famille, malgré les plaintes déposées, il est essentiel d'évaluer si les conditions sont réunies pour une action indemnitaire. Contactez Me Marco Bianucci pour analyser la documentation et définir la stratégie la plus appropriée. Le Cabinet d'Avocats Bianucci reçoit à Milan, via Alberto da Giussano, 26.