Faire face à une procédure pénale est une expérience complexe, qui devient encore plus délicate lorsque des questions liées à la santé mentale de l'enquêteur ou de l'accusé entrent en jeu. Comprendre si, au moment des faits, le sujet était pleinement conscient de ses actes est fondamental pour établir la punissabilité. En tant qu'avocat expert en droit pénal à Milan, Me Marco Bianucci traite quotidiennement des cas où l'évaluation de la capacité de comprendre et de vouloir représente le nœud crucial de la stratégie de défense. L'objectif n'est pas de se soustraire à la justice, mais de garantir que la loi soit appliquée correctement, en protégeant ceux qui, en raison d'une infirmité, n'étaient pas en mesure de se déterminer.
Dans notre système juridique, l'imputabilité est le préalable indispensable à l'application de la peine. L'article 85 du Code Pénal établit que nul ne peut être puni pour un fait prévu par la loi comme infraction si, au moment où il l'a commis, il n'était pas imputable. Est imputable celui qui a la capacité de comprendre et de vouloir. La capacité de comprendre est l'aptitude du sujet à saisir la valeur et le caractère socialement répréhensible de ses actions ; la capacité de vouloir est le pouvoir de contrôler ses impulsions et de se déterminer de manière autonome. Si l'une de ces deux composantes fait défaut, même en partie, en raison d'une infirmité, l'imputabilité disparaît ou est considérablement diminuée.
La loi distingue deux situations principales découlant d'une infirmité. On parle de déficience mentale totale (art. 88 c.p.) lorsque l'état d'infirmité est tel qu'il exclut totalement la capacité de comprendre ou de vouloir ; dans ce cas, l'accusé doit être acquitté car le fait ne constitue pas une infraction par manque d'imputabilité. On parle en revanche de déficience mentale partielle (art. 89 c.p.) lorsque la capacité est considérablement diminuée, mais non exclue ; dans ce cas, le sujet répond de l'infraction, mais la peine doit être réduite. Il est important de souligner que les états émotionnels ou passionnels, sauf cas exceptionnels qui dégénèrent en pathologie, n'excluent ni ne diminuent l'imputabilité.
Me Marco Bianucci, avocat avec une expérience consolidée en droit pénal à Milan, adopte une approche rigoureuse et scientifique dans la gestion de ces cas. La simple affirmation d'un trouble n'est pas suffisante : il faut démontrer le lien de causalité entre la pathologie et l'infraction commise. La stratégie du Cabinet d'Avocats Bianucci repose sur la collaboration avec des experts techniques reconnus (psychiatres et psychologues légistes). Notre tâche est de soutenir la demande d'expertise psychiatrique ou de suivre celle ordonnée par le Juge, afin que l'historique médical de l'assisté et l'incidence de l'infirmité sur les faits contestés soient correctement évalués.
La défense technique ne se limite pas à la phase procédurale, mais commence par une analyse approfondie de la documentation médicale antérieure. Me Marco Bianucci s'efforce de démontrer comment une éventuelle pathologie a affecté la perception de la réalité ou la capacité inhibitrice du client. Dans les cas de déficience totale, l'objectif est l'acquittement et, si nécessaire, la gestion des mesures de sécurité (comme le placement en REMS) qui remplacent la peine de prison, garantissant un parcours de soins plutôt qu'une simple punition.
Le classement sans suite intervient pendant l'enquête préliminaire s'il n'y a pas d'éléments pour procéder, tandis que l'acquittement pour démence totale est une décision rendue par un juge à l'issue d'un procès ou d'une procédure abrégée, qui constate que le fait a été commis mais que l'auteur n'est pas punissable par manque d'imputabilité.
Généralement non. Le Code Pénal italien est très strict sur ce point : si l'ivresse ou la prise de stupéfiants est volontaire ou fautive, l'imputabilité n'est ni exclue ni diminuée. L'imputabilité disparaît uniquement en cas d'intoxication accidentelle ou d'intoxication chronique ayant causé des lésions cérébrales permanentes.
Si le juge reconnaît la démence totale, l'accusé est acquitté et n'ira pas en prison. Cependant, si le sujet est jugé socialement dangereux, le juge peut appliquer une mesure de sécurité, comme la liberté surveillée ou, dans les cas les plus graves, le placement dans une Résidence pour l'Exécution des Mesures de Sécurité (REMS).
L'expertise est ordonnée par le Juge, même d'office. Cependant, la défense, guidée par un avocat expert en droit pénal, joue un rôle fondamental en sollicitant cet examen, en présentant une documentation médicale et des expertises privées qui rendent évidente la nécessité d'enquêter sur les conditions psychiques de l'accusé.
Si vous ou un de vos proches êtes impliqués dans une procédure pénale et que des doutes subsistent quant aux conditions de santé mentale au moment des faits, il est essentiel d'agir rapidement. Une défense technique rigoureuse peut faire la différence entre une condamnation et un parcours de soins approprié. Contactez Me Marco Bianucci au cabinet de Milan pour analyser la situation et évaluer les conditions préalables à une expertise psychiatrique.