La récente intervention de la Cour de Cassation avec l'Ordonnance n° 10955 du 23 avril 2024 fournit une interprétation importante concernant l'applicabilité de l'art. 380-bis, alinéa 3, c.p.c., à la lumière des modifications introduites par le décret législatif n° 149 de 2022. Cet arrêt s'inscrit dans un contexte normatif en évolution, visant à rendre plus fluides les procédures de jugement et à pénaliser les comportements considérés comme abusifs dans le contexte procédural.
La norme en question, l'art. 380-bis, alinéa 3, c.p.c., établit que, pour les cas de résolution du litige conformément à la proposition, il est fait référence à l'art. 96, alinéas 3 et 4, c.p.c. L'ordonnance précise que cette disposition s'applique aux instances en cassation pendantes à la date du 28 février 2023. En particulier, il est souligné qu'une interprétation différente, qui étendrait la norme aux instances introduites ultérieurement, pourrait compromettre l'objectif de fluidifier les affaires judiciaires en attente.
En général. En matière de procédure pour la décision accélérée des recours, l'art. 380-bis, alinéa 3, c.p.c. (tel que modifié par le décret législatif n° 149 de 2022), qui, pour les cas de résolution du litige conformément à la proposition, renvoie à l'art. 96, alinéas 3 et 4, c.p.c., s'applique aux instances en cassation pendantes à la date du 28 février 2023, car l'art. 35, alinéa 6, du décret législatif précité fait référence aux instances introduites par recours déjà notifié à la date du 1er janvier 2023 pour lesquelles aucune audience ou réunion en chambre du conseil n'a encore été fixée, et une interprétation différente, visant à appliquer la réglementation en question aux instances initiées après le 28 février 2023, affaiblirait le but de faciliter la résolution des affaires en instance de légitimité, y compris par l'identification d'outils dissuasifs de comportements révélés comme injustifiés.
Un autre aspect crucial traité dans l'ordonnance est la responsabilité aggravée pour procédure abusive, prévue par l'art. 96, alinéas 3 et 4, c.p.c. Cette norme vise à dissuader les comportements procéduraux considérés comme abusifs, en établissant que celui qui intente ou résiste à une procédure de manière téméraire peut être condamné au paiement des frais de justice de l'autre partie. La Cour, par son interprétation, souligne l'importance de garantir une justice rapide et équitable, en évitant que les tribunaux ne soient surchargés par des causes infondées.
En conclusion, l'Ordonnance n° 10955 de 2024 représente un pas significatif vers une justice plus efficiente et responsable. La Cour de Cassation, par son interprétation des normes, non seulement clarifie les limites d'application de l'art. 380-bis, mais réaffirme également l'importance de lutter contre la procédure abusive. Il est fondamental que les avocats et les citoyens soient conscients de ces nouveautés, afin de garantir un usage correct et responsable du système judiciaire.