Lorsqu'un couple décide d'entamer une procédure de séparation, l'attention se concentre souvent sur le logement familial ou les comptes courants, négligeant des actifs financiers complexes mais de grande valeur, tels que les polices d'assurance-vie. En tant qu'avocat spécialisé en droit de la famille à Milan, je constate fréquemment que de nombreux conjoints ignorent leurs droits concernant les économies investies dans des produits d'assurance au nom de l'autre partenaire. La question centrale concerne le sort des primes payées pendant le mariage en utilisant de l'argent commun pour une police au nom exclusif de l'un des conjoints. Il ne s'agit pas d'un détail technique, mais d'une question substantielle qui peut avoir un impact significatif sur l'équité de la division du patrimoine.
La réglementation juridique des polices d'assurance-vie en cas de séparation est complexe et nécessite une connaissance approfondie des normes civiles et de la jurisprudence de la Cour de cassation. En règle générale, les polices d'assurance-vie (en particulier celles à vocation prévoyance) ne font pas partie de la communauté légale des biens immédiate. Cela signifie que le contrat reste au nom du conjoint contractant individuel et que le capital accumulé n'est pas automatiquement divisé par moitié. Cependant, la loi prévoit une protection fondamentale pour le conjoint non titulaire. Si les primes d'assurance ont été payées en puisant dans les ressources de la communauté (par exemple, le salaire d'un ou des deux conjoints versé sur un compte commun ou même personnel), un droit de créance naît au moment de la dissolution de la communauté légale. En termes pratiques, le conjoint qui n'est pas titulaire de la police a le droit de se faire rembourser sa quote-part des primes versées avec de l'argent commun. Ce mécanisme vise à éviter qu'un des partenaires n'enrichisse son patrimoine personnel exclusif au détriment des ressources familiales partagées.
Me Marco Bianucci, avocat spécialisé en droit de la famille à Milan, aborde ces cas avec une méthode analytique et rigoureuse, visant à reconstituer fidèlement les flux financiers de la famille. Au cabinet situé via Alberto da Giussano, 26, l'analyse ne se limite pas à une lecture superficielle des documents de séparation, mais approfondit l'historique patrimonial du couple. La stratégie repose sur l'identification précise des sommes détournées du patrimoine commun pour alimenter des investissements personnels exclusifs, tels que les polices d'assurance-vie « cas de vie » ou mixtes. L'objectif est de quantifier exactement le montant des primes versées et de revendiquer le droit au remboursement lors de la dissolution de la communauté. Cette approche, basée sur des données comptables et des références jurisprudentielles précises, permet de protéger l'épargne du client, en transformant un droit théorique en un résultat économique concret lors des négociations ou du jugement de séparation.
Non, les polices d'assurance-vie en elles-mêmes ne tombent généralement pas en communauté et restent la propriété du conjoint qui les a souscrites. Cependant, au moment de la séparation, un droit de créance naît en faveur de l'autre conjoint, égal à la moitié des primes payées avec de l'argent provenant de la communauté légale pendant le mariage.
La récupération s'effectue par une demande de remboursement des sommes prélevées sur le patrimoine commun. Il est nécessaire de prouver que les paiements des primes ont été effectués avec de l'argent qui relevait de la communauté légale (comme les revenus de l'activité professionnelle de chacun). L'avocat spécialisé en droit de la famille structurera la demande dans le cadre des opérations de partage des biens.
Si la police a été rachetée et que les sommes ont été consommées pour les besoins de la famille, rien n'est dû. Si, en revanche, les sommes rachetées ont été réinvesties dans des biens personnels ou mises de côté sur un compte personnel, le principe du remboursement des primes versées avec de l'argent commun reste valable et doit être fait valoir lors de la dissolution de la communauté.
Pour une évaluation précise, il est essentiel de se procurer les relevés de compte historiques attestant des paiements des primes et, si possible, une copie du contrat d'assurance. Me Marco Bianucci assiste également ses clients dans l'activité de recherche documentaire par le biais de demandes spécifiques aux établissements de crédit ou aux compagnies d'assurance, lorsque la loi le permet.
La division du patrimoine nécessite compétence et attention aux détails pour éviter que des années d'épargne commune ne soient dispersées ou attribuées injustement. Si vous traversez une séparation et souhaitez plus de clarté sur la gestion des polices d'assurance-vie et des investissements familiaux, contactez Me Marco Bianucci pour une évaluation de votre cas. Une analyse préventive peut faire la différence dans le résultat final du partage des biens.