Au cours de mon activité d'avocat spécialisé en droit de la famille à Milan, je constate fréquemment une confusion terminologique et conceptuelle notable entre deux institutions juridiques fondamentales : la pension alimentaire (assegno di mantenimento) et l'obligation d'aliments (obbligo degli alimenti). Bien que souvent utilisés comme synonymes dans le langage courant, d'un point de vue juridique, ils représentent deux formes de protection économique bien distinctes, avec des présupposés, des finalités et des bénéficiaires différents. Comprendre cette différence est crucial pour quiconque traverse une crise familiale ou se trouve confronté à des demandes financières de la part de parents ou d'ex-conjoints.
La loi italienne trace une ligne de démarcation nette entre ces deux figures. La pension alimentaire trouve son application typique dans les procédures de séparation et de divorce. Sa fonction, bien qu'ayant subi des évolutions jurisprudentielles récentes, est généralement de rééquilibrer les positions économiques des époux ou de garantir aux enfants le maintien du niveau de vie dont ils jouissaient pendant la vie commune, toujours en proportion des ressources de la personne tenue à la pension. Elle ne requiert pas nécessairement un état d'indigence, mais une disparité économique significative non imputable au demandeur.
Au contraire, les aliments répondent à une logique de pure solidarité familiale et de subsistance. L'obligation alimentaire ne s'applique que lorsque une personne se trouve dans un état de besoin tel qu'elle est incapable de subvenir à ses besoins primaires (nourriture, logement, soins médicaux). Le cercle des personnes tenues à cette obligation est beaucoup plus large et inclut non seulement le conjoint, mais aussi les enfants, les parents, les gendres, les belles-filles et les frères, selon un ordre hiérarchique établi par le Code Civil. Le montant des aliments n'est pas lié au niveau de vie antérieur, mais est strictement limité à ce qui est nécessaire à la vie de la personne recevant les aliments, en rapport avec les capacités économiques de celui qui doit les fournir.
En tant qu'avocat expert en droit de la famille à Milan, Me Marco Bianucci aborde chaque cas avec une méthode analytique et personnalisée. Lorsqu'un client s'adresse au Cabinet d'Avocats Bianucci pour des questions liées au soutien économique, la première étape n'est jamais l'application automatique de barèmes, mais une enquête approfondie de la situation patrimoniale et des revenus réels des parties. Souvent, en effet, la documentation fiscale ne reflète pas fidèlement la capacité économique réelle, et il appartient à l'avocat de faire émerger la réalité substantielle pour protéger les droits du client, qu'il s'agisse de demander un juste soutien ou de se défendre contre des prétentions exorbitantes ou infondées.
La stratégie du cabinet se concentre sur la qualification correcte de la demande : établir si l'on relève du domaine du maintien ou des aliments est déterminant pour l'issue du litige. L'expérience acquise permet à Me Marco Bianucci d'évaluer avec précision si les conditions de l'état de besoin sont remplies ou si, au contraire, la demande doit être qualifiée de maintien du niveau de vie, orientant ainsi la défense ou l'action en justice dans la direction la plus efficace pour le contexte spécifique du Tribunal de Milan.
La différence essentielle réside dans le présupposé et la finalité. Le maintien vise à rééquilibrer les positions économiques ou à protéger le niveau de vie, typiquement après une séparation. Les aliments, en revanche, présupposent un état de grave besoin et d'indigence du demandeur et servent exclusivement à garantir les moyens minimaux de subsistance, indépendamment du niveau de vie antérieur.
Contrairement au maintien qui concerne principalement les conjoints et les parents envers les enfants, l'obligation d'aliments implique un cercle plus large de membres de la famille. Selon la loi, sont tenus aux aliments, par ordre : le conjoint, les enfants (et descendants), les parents (et ascendants), les gendres et belles-filles, le beau-père et la belle-mère, et enfin les frères et sœurs. L'obligation incombe au parent le plus proche seulement si les parents de degré précédent font défaut ou s'ils n'ont pas la capacité économique.
Cela peut arriver. Si suite à la perte de son emploi, l'ex-conjoint tombe dans un état de besoin tel qu'il ne peut subvenir à ses besoins primaires de vie, et qu'il n'a pas droit au maintien (par exemple parce que la séparation lui a été imputée), l'obligation de fournir des aliments pourrait néanmoins naître. Cependant, le montant serait limité au strict nécessaire à la survie et non indexé sur le style de vie précédent.
Il n'existe pas de formule mathématique fixe. Pour le maintien, on évalue les revenus, les patrimoines, la durée du mariage et la contribution apportée à la famille. Pour les aliments, le calcul est plus restrictif : on évalue le besoin essentiel du demandeur et la capacité économique de celui qui doit les fournir. Dans les deux cas, l'intervention d'un avocat expert en droit de la famille est fondamentale pour présenter au juge une reconstitution économique véridique et correcte.
Distinguer ses devoirs et ses droits en matière de pension alimentaire et d'aliments est essentiel pour éviter des litiges longs et coûteux. Si vous avez des doutes sur votre position ou si vous avez besoin d'assistance pour revoir les conditions économiques en vigueur, contactez Me Marco Bianucci. Au siège de Milan, Via Alberto da Giussano 26, vous pourrez recevoir une évaluation professionnelle et transparente de votre cas, visant à identifier la solution qui protège le mieux vos intérêts et ceux de votre famille.