L'une des questions les plus délicates et fréquentes qui émergent lorsque l'on parle de la protection des personnes fragiles concerne la possibilité, pour une personne soumise à une administration de soutien, de rédiger un testament valide. Souvent, les membres de la famille craignent que la nomination d'un administrateur ne prive automatiquement le bénéficiaire de la liberté de décider de son patrimoine pour le temps où il aura cessé de vivre, ou, inversement, s'inquiètent de la validité de dispositions testamentaires rédigées par une personne dont la lucidité pourrait être compromise.
En tant qu'avocat expert en droit successoral et de la famille à Milan, il est fondamental de clarifier que l'institution de l'administration de soutien est née dans le but de protéger le sujet faible en limitant sa capacité d'agir le moins possible. Contrairement à l'ancienne interdiction, qui entraînait une incapacité totale, l'administration de soutien est un vêtement sur mesure : la capacité de faire testament, par conséquent, ne disparaît pas automatiquement, mais nécessite une analyse approfondie du cas individuel et du décret de nomination émis par le Juge Tutélaire.
Le principe général de notre système juridique établit que la capacité d'agir, et donc aussi la capacité de tester, est présumée existante jusqu'à preuve du contraire. L'article 411 du Code Civil prévoit que le Juge Tutélaire, dans le décret de nomination de l'administrateur de soutien, puisse étendre au bénéficiaire certaines limitations prévues pour l'interdit, y compris la perte de la capacité de faire testament. Cependant, si le décret ne mentionne pas explicitement cette interdiction, le bénéficiaire conserve le droit de disposer de ses biens par testament.
La jurisprudence, et en particulier l'orientation du Tribunal de Milan, tend à préserver la volonté du sujet bénéficiaire lorsque cela est possible. Cependant, la validité du testament peut être contestée non seulement sur la base du décret formel, mais aussi en vérifiant la capacité concrète d'entendre et de vouloir du sujet au moment de la rédaction de l'acte. C'est ici que la matière devient complexe et nécessite une compétence spécifique pour éviter de futurs litiges entre héritiers.
L'approche de Me Marco Bianucci, avocat expert en successions à Milan, repose sur une analyse rigoureuse de la documentation clinique et juridique. Lorsqu'un client s'adresse au cabinet pour des questions liées au testament d'une personne soumise à une administration de soutien, la première étape est l'examen détaillé du décret de nomination. Nous ne nous limitons pas à une lecture superficielle : nous évaluons si le Juge a imposé des limites spécifiques aux actes de gestion extraordinaire ou à la capacité testamentaire.
Dans le cas où un testament doit être rédigé pour un bénéficiaire, le Cabinet d'Avocats Bianucci offre des conseils pour garantir que l'acte soit inattaquable, suggérant souvent la forme du testament public notarié en présence de témoins et, si nécessaire, soutenu par des expertises médicales attestant de la lucidité du testateur au moment précis. Inversement, si l'objectif est d'annuler un testament rédigé par un sujet incapable, notre stratégie se concentre sur la collecte de preuves démontrant l'éventuelle incapacité naturelle ou la violation des prescriptions du Juge Tutélaire, en agissant toujours avec la plus grande discrétion et sensibilité envers les dynamiques familiales.
Oui, en règle générale, le bénéficiaire d'une administration de soutien conserve la capacité de faire testament, même olographe (écrit de sa propre main), à moins que le Juge Tutélaire ne l'ait expressément interdit dans le décret de nomination ou dans une décision ultérieure. Il est cependant essentiel qu'au moment de la rédaction, le sujet soit capable d'entendre et de vouloir.
Absolument pas. Le testament est un acte très personnel qui n'admet pas de représentation. L'administrateur de soutien ne peut jamais se substituer au bénéficiaire dans la rédaction des dernières volontés, ni déterminer le contenu du testament. Tout testament rédigé ou dicté par l'administrateur serait nul.
Si le décret de nomination prévoit expressément l'incapacité de tester, tout testament rédigé par le bénéficiaire après cette décision est annulable. L'action en annulation peut être intentée par toute personne y ayant intérêt dans les cinq ans à compter du jour où les dispositions testamentaires ont reçu exécution.
Pour contester le testament, il faut prouver que le testateur, au moment de la rédaction, était privé de la capacité d'entendre et de vouloir (incapacité naturelle) ou qu'il y avait une interdiction formelle dans le décret de nomination. L'assistance d'un avocat expert en droit successoral est cruciale pour évaluer les dossiers médicaux et les expertises nécessaires pour soutenir l'action en justice devant le tribunal.
La gestion des biens et des volontés d'une personne fragile requiert une compétence technique et une délicatesse humaine. Si vous avez des doutes sur la validité d'un testament ou si vous avez besoin d'assistance dans la gestion d'une administration de soutien, contactez Me Marco Bianucci. Dans le cabinet situé Via Alberto da Giussano 26 à Milan, nous analyserons votre cas spécifique pour identifier la solution juridique la plus correcte et protéger vos droits et ceux de vos proches.