Avv. Marco Bianucci

Avv. Marco Bianucci

Avocat Matrimonialiste

La gestion du patrimoine numérique dans la succession

Nous vivons à une époque où une part importante de notre existence et de notre patrimoine est dématérialisée. Photographies, documents, correspondances, mais aussi actifs de valeur économique tels que les cryptomonnaies, les NFT et les comptes monétisés, résident sur des serveurs distants ou des appareils protégés par cryptographie. Lorsque l'on aborde la planification successorale, une question cruciale se pose spontanément : qu'advient-il de ces biens lorsque nous ne serons plus là ? En tant qu'avocat spécialisé en successions à Milan, Me Marco Bianucci constate de plus en plus souvent la nécessité d'intégrer les dispositions testamentaires traditionnelles avec des clauses spécifiques pour le patrimoine dit numérique.

Le problème principal n'est pas seulement juridique, mais technique : sans les identifiants d'accès, ou les clés privées dans le cas des monnaies virtuelles, le patrimoine risque d'être perdu à jamais ou de rester bloqué dans un limbo numérique, inaccessible aux héritiers légitimes. La législation italienne, bien qu'elle ne dispose pas encore d'un code organique dédié exclusivement aux biens numériques, offre des outils qui, s'ils sont utilisés avec compétence, permettent de transférer ces actifs en toute sécurité et légalité.

Le cadre normatif italien sur les biens numériques

En Italie, le transfert des biens numériques suit les principes généraux du droit des successions, mais se heurte aux réglementations sur la vie privée et aux conditions contractuelles imposées par les fournisseurs de services en ligne (souvent des géants étrangers). La loi reconnaît que le patrimoine successoral comprend tous les rapports juridiques actifs et passifs du défunt, y compris ceux de nature numérique ayant un contenu patrimonial. Cependant, le Règlement UE sur la protection des données personnelles et le Code de la vie privée imposent des limites à l'accès indiscriminé aux données personnelles du défunt par des tiers, y compris les membres de la famille, s'il n'y a pas d'intérêt légitime ou de volonté spécifique exprimée de son vivant.

Il est fondamental de comprendre que la possession juridique du bien n'équivaut pas automatiquement à la possibilité technique d'y accéder. Par exemple, dans le cas des cryptomonnaies, l'absence de la clé privée rend l'actif techniquement inexistant pour l'héritier, indépendamment de son droit légal de l'hériter. Pour cette raison, la rédaction d'un testament olographe ou public doit être accompagnée d'aménagements techniques et juridiques parallèles, tels qu'un mandat post mortem ou l'utilisation de services de garde fiduciaire des identifiants.

L'approche du Cabinet d'Avocats Bianucci pour la protection des actifs en ligne

Me Marco Bianucci, exerçant en tant qu'avocat spécialisé en successions à Milan, adopte une méthode de travail qui allie l'application rigoureuse du droit successoral à la compréhension des dynamiques technologiques. Il ne s'agit pas simplement d'énumérer des biens, mais de construire un parcours sécurisé pour que la volonté du testateur soit techniquement exécutable. Le cabinet analyse la nature des biens numériques du client, en distinguant ceux à valeur purement affective (photos, emails) et ceux à valeur patrimoniale (portefeuilles crypto, comptes professionnels, droits d'auteur numériques).

La stratégie du cabinet prévoit souvent la rédaction de documents complémentaires au testament, visant à guider l'héritier dans la récupération des identifiants sans violer la sécurité des données pendant la vie du testateur. Me Marco Bianucci assiste les clients dans la nomination d'un exécuteur testamentaire ayant des compétences spécifiques ou dans l'identification de fiduciaires qui pourront gérer la transmission des clés d'accès au moment opportun. L'objectif est de garantir que le patrimoine numérique ne soit pas dispersé et que les héritiers soient protégés de longues et complexes batailles juridiques avec les fournisseurs de services internet pour obtenir l'accès aux comptes du défunt.

Questions Fréquentes

Comment puis-je laisser mes mots de passe à mes héritiers en toute sécurité ?

Il n'est pas conseillé d'écrire les mots de passe directement dans le testament public, car cet acte devient consultable par tous après sa publication, compromettant la sécurité des comptes. Une solution efficace, souvent suggérée par un avocat spécialisé en successions, est l'utilisation d'un legs de mots de passe ou d'un mandat post mortem exequendum, confiant les identifiants (ou les instructions pour les retrouver) à un notaire ou à une personne de confiance, avec l'obligation de les remettre aux héritiers seulement après le décès.

Les cryptomonnaies doivent-elles être incluses dans la déclaration de succession ?

Oui, les cryptomonnaies et les actifs numériques ayant une valeur économique font partie de l'actif successoral et doivent être inclus dans la déclaration de succession. L'évaluation de leur valeur au moment de l'ouverture de la succession est essentielle pour le calcul des éventuels impôts dus. La complexité réside souvent dans la localisation de ces biens et dans leur valorisation correcte, c'est pourquoi l'assistance d'un professionnel compétent est cruciale.

Qu'advient-il de mes profils sociaux après ma mort ?

Les plateformes sociales ont des politiques différentes : certaines permettent la transformation du profil en compte commémoratif, d'autres prévoient sa suppression. La loi italienne permet aux héritiers d'exercer des droits sur les données personnelles du défunt, mais il est beaucoup plus simple si l'utilisateur a utilisé de son vivant les outils mis à disposition par les plateformes, comme la nomination d'un contact héritier. En l'absence de dispositions, les héritiers pourraient devoir engager des actions en justice pour obtenir l'accès ou la clôture du profil.

Puis-je exclure certains héritiers de l'accès à mes emails personnels ?

La correspondance privée est protégée par la loi, mais les héritiers pourraient avoir droit d'accès si des raisons familiales méritant protection existent. Cependant, le testateur peut exprimer de son vivant une volonté contraire à l'exercice des droits d'accès à ses données personnelles post mortem, limitée à certains domaines. Il est nécessaire de formuler cette volonté de manière inéquivoque et juridiquement valable pour éviter des litiges futurs.

Demandez une consultation sur la succession numérique

La planification de l'héritage numérique est un acte de responsabilité envers ses proches et de protection de son patrimoine patiemment construit. Si vous possédez des actifs numériques, des cryptomonnaies ou des comptes importants et que vous souhaitez en disposer correctement pour l'avenir, il est fondamental d'agir en toute connaissance de cause. Me Marco Bianucci est à votre disposition dans son cabinet à Milan, Via Alberto da Giussano 26, pour analyser votre situation spécifique. Lors d'un entretien confidentiel, il sera possible d'évaluer les instruments juridiques les plus appropriés pour protéger votre identité numérique et vos biens en ligne, garantissant une succession sereine et ordonnée.

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