Avv. Marco Bianucci
Avv. Marco Bianucci

Avocat Matrimonialiste

Quand le patrimoine tombe dans les caisses de l'État

La gestion du patrimoine d'un défunt qui n'a laissé aucune disposition testamentaire ni de proches parents représente l'une des situations les plus délicates dans le domaine du droit successoral italien. On croit souvent à tort que l'absence d'enfants ou de conjoint entraîne la perte automatique des biens, mais la loi prévoit une hiérarchie précise avant que l'hypothèse d'une succession dévolue à l'État ne se réalise. En tant qu'avocat expert en successions à Milan, Me Marco Bianucci assiste régulièrement des clients qui ont besoin de clarté sur ces dynamiques, que ce soit pour planifier leur propre succession ou pour vérifier d'éventuels droits sur le patrimoine de parents éloignés.

Le cadre normatif : l'article 586 du Code civil

L'ordonnancement juridique italien privilégie la transmission de la richesse au sein de la famille. Cependant, en l'absence d'héritiers légitimes (conjoint, descendants, ascendants, collatéraux et autres parents jusqu'au sixième degré) et en l'absence de testament valide, l'article 586 du Code civil stipule que la succession est dévolue à l'État. Ce mécanisme opère de plein droit, sans besoin d'acceptation et sans possibilité de renonciation de la part de l'entité publique. L'État acquiert les biens à titre originaire pour éviter que le patrimoine ne reste sans titulaire (res nullius) et pour garantir la continuité des rapports juridiques, notamment en ce qui concerne les créanciers du défunt.

La différence entre succession vacante et succession en déshérence

Il est fondamental de distinguer entre succession vacante et succession en déshérence. La première se produit lorsque le appelé à la succession n'a pas encore accepté et n'est pas en possession des biens ; un curateur est nommé dans cette phase. La succession devient proprement en déshérence, et donc dévolue à l'État, seulement lorsqu'il est établi qu'il n'existe aucun successible jusqu'au sixième degré ou lorsque le droit d'accepter la succession est prescrit pour tous les appelés.

L'approche du Cabinet d'Avocats Bianucci dans les successions

Aborder une question de succession en déshérence ou vérifier la présence de droits successoraux nécessite une analyse méticuleuse. L'approche de Me Marco Bianucci, avocat expert en successions, se distingue par une enquête généalogique et patrimoniale rigoureuse. Le cabinet, situé via Alberto da Giussano 26 à Milan, œuvre pour protéger les droits d'éventuels parents qui pourraient ignorer leur qualité d'héritiers. Souvent, en effet, les biens sont acquis par l'État parce que des parents éloignés (jusqu'au sixième degré, comme les enfants de cousins) ignorent le décès du proche ou la loi elle-même. Le cabinet travaille à reconstituer l'arbre généalogique et, si les délais ne sont pas prescrits, à engager les procédures de réclamation de l'héritage indûment acquis par le Trésor.

Questions Fréquentes

Jusqu'à quel degré de parenté hérite-t-on pour éviter l'État ?

La succession légitime s'étend jusqu'aux parents du sixième degré. S'il n'y a pas de parents dans cette limite et qu'il n'existe pas de testament nommant d'autres héritiers, le patrimoine est dévolu à l'État. Le calcul des degrés de parenté est une procédure technique qui demande de la précision pour ne pas exclure des ayants droit.

L'État répond-il des dettes du défunt ?

Oui, mais avec une limite importante. L'État répond des dettes successorales et des legs uniquement dans la limite de la valeur des biens acquis (intra vires). Cela signifie que le patrimoine personnel de l'État n'est jamais affecté par les dettes du défunt, garantissant une protection pour les caisses publiques.

Est-il possible de récupérer un héritage déjà acquis par l'État ?

Oui, c'est possible, mais le facteur temps est crucial. Si un héritier légitime apparaît ultérieurement, il peut revendiquer l'héritage par une action en pétition d'hérédité. Cependant, le droit d'accepter la succession se prescrit par dix ans à compter de l'ouverture de la succession. Passé ce délai, le transfert à l'État devient définitif.

Que se passe-t-il s'il y a un testament pour seulement une partie des biens ?

Si le testament ne dispose que d'une partie du patrimoine, pour la partie restante s'ouvre la succession légitime. S'il n'y a pas de parents dans le sixième degré pour cette quote-part résiduelle, elle sera dévolue à l'État, qui concourra ainsi avec les héritiers testamentaires.

Demandez une consultation en matière successorale

Si vous craignez que le patrimoine familial ne se disperse ou si vous estimez avoir des droits sur un héritage qui risque d'être dévolu à l'État, il est essentiel d'agir rapidement. Me Marco Bianucci met à votre disposition son expertise pour analyser votre situation spécifique et évaluer les actions nécessaires à la protection du patrimoine. Contactez le Cabinet d'Avocats Bianucci à Milan pour fixer un rendez-vous et recevoir un avis professionnel clair et stratégique.