La séparation entraîne des changements inévitables, mais lorsque l'un des parents réside dans une ville, une région ou même un pays différent, la gestion des enfants devient un défi logistique et émotionnel d'une complexité considérable. Nous comprenons profondément les préoccupations qui tourmentent les parents dans ces circonstances : la crainte que la distance physique ne se traduise par une distance affective, la difficulté d'organiser des déplacements fréquents et la gestion des coûts qui en découlent. En tant qu'avocat spécialisé en droit de la famille à Milan, notre objectif principal est de rassurer le client sur le fait que la géographie ne doit pas nécessairement compromettre la relation avec ses enfants, à condition qu'il existe une réglementation juridique solide et prospective.
L'ordre juridique italien place au centre le droit de l'enfant à la coparentalité, c'est-à-dire le droit de maintenir une relation équilibrée et continue avec les deux parents, même après la rupture du couple. Cependant, l'application pratique de ce principe dans le cadre de la garde partagée doit tenir compte de la réalité factuelle. Lorsque les parents vivent à grande distance, le modèle standard qui prévoit des visites en semaine ou des week-ends alternés s'avère souvent inapplicable ou préjudiciable à la sérénité de l'enfant, contraint à des voyages constants et fatigants. La jurisprudence, dans ces cas, tend à remodeler le droit de visite en le concentrant sur des périodes plus longues et continues (par exemple, pendant les vacances d'été, de Noël ou les ponts scolaires) pour compenser la moindre fréquence des rencontres pendant l'année scolaire. Il est essentiel de comprendre que la garde partagée n'implique pas nécessairement des temps paritaires au sens mathématique, mais une présence significative et qualitativement pertinente des deux parents dans la vie de l'enfant.
Me Marco Bianucci, avocat expert en droit de la famille à Milan, aborde les cas de garde à distance avec une stratégie visant à maximiser la continuité affective tout en minimisant le stress pour l'enfant. Nous ne nous contentons pas d'appliquer des formules standard, mais nous élaborons des accords sur mesure qui tiennent compte de l'âge de l'enfant, de la distance kilométrique et des disponibilités professionnelles des parents. L'approche du cabinet prévoit la rédaction de conventions détaillées qui régissent non seulement les périodes de visite physique, mais aussi les modalités de contact quotidien par l'utilisation des nouvelles technologies (visioconférences, messagerie instantanée), considérées désormais comme des outils indispensables pour maintenir le lien dans la vie quotidienne. De plus, nous accordons une attention particulière à la répartition des frais de voyage, un aspect souvent source de litiges s'il n'est pas clarifié au préalable. Notre priorité est de construire un cadre stable qui permette au parent non-gardien d'exercer son rôle éducatif et affectif, en transformant les obstacles logistiques en un calendrier organisé et prévisible.
Le transfert de résidence du mineur est une décision d'intérêt majeur qui nécessite impérativement le consentement des deux parents. Si un parent décide unilatéralement de transférer l'enfant dans une ville éloignée, entravant de fait le droit de visite de l'autre, il risque de graves conséquences juridiques, pouvant aller jusqu'à la modification des conditions de garde ou de placement du mineur. En cas de désaccord, il est nécessaire de s'adresser au juge tutélaire qui évaluera si le transfert répond à l'intérêt prééminent du mineur.
Il n'existe pas de règle fixe, mais la tendance prédominante est de considérer les capacités économiques des parties et les causes du transfert. Généralement, si le transfert a été un choix volontaire d'un parent pour des raisons professionnelles ou personnelles, la charge principale des frais de voyage pourrait lui incomber. Cependant, Me Marco Bianucci s'efforce de trouver des accords équitables, qui prévoient souvent une répartition des frais ou une compensation par une modification de la pension alimentaire, afin de garantir que le droit de visite ne soit pas limité par des raisons économiques.
Dans le cas de parents résidant dans des villes différentes, le calendrier des visites est structuré par regroupement. Au lieu de rencontres courtes et fréquentes, on privilégie des périodes de séjour plus longues chez le parent non-gardien. Cela signifie généralement que le parent qui vit loin aura le droit de passer la majeure partie des vacances d'été, des fêtes de Noël ou de Pâques en alternance, et les ponts fériés avec l'enfant, garantissant ainsi une cohabitation prolongée qui permet de partager le quotidien, et pas seulement des moments de loisir.
Gérer la parentalité à distance nécessite des accords précis et prospectifs pour éviter les conflits futurs et garantir la sérénité de vos enfants. Si vous vous trouvez confronté à une séparation avec des résidences éloignées ou si vous avez besoin de revoir les accords existants suite à un déménagement, Me Marco Bianucci est à votre disposition pour analyser votre situation spécifique. Contactez le cabinet pour fixer un rendez-vous et définir la stratégie la plus appropriée pour la protection de vos droits parentaux.