Recevoir une notification d'enquête pour avoir fait de fausses déclarations dans une auto-certification ou un acte de notoriété est un événement qui suscite une préoccupation compréhensible. Souvent, ces situations découlent de négligences bureaucratiques ou d'erreurs de compilation, mais le système juridique italien les traite avec une extrême sévérité. Comprendre la gravité de la contestation est le premier pas pour organiser une défense efficace. En tant qu'avocat pénaliste à Milan, l'objectif est d'analyser chaque détail de la documentation pour protéger votre position juridique et votre casier judiciaire.
L'ordonnancement juridique italien, par le biais du D.P.R. 445/2000, a simplifié les relations entre le citoyen et la Administration Publique en permettant l'utilisation d'auto-certifications et de déclarations substitutives d'acte de notoriété. Cependant, cette confiance accordée au citoyen est équilibrée par des sanctions rigoureuses en cas d'abus. Quiconque atteste faussement des états, qualités personnelles ou faits dans un acte destiné à l'autorité publique commet un délit contre la foi publique. La situation la plus courante invoquée est celle prévue par l'article 483 du Code Pénal, qui punit la fausseté idéologique commise par un particulier dans un acte public.
Il est fondamental de souligner que le délit est consommé au moment même où la déclaration fausse est présentée ou signée, indépendamment du fait que l'auteur en tire un avantage effectif. La loi punit la lésion de la foi publique, c'est-à-dire la confiance que la collectivité accorde à la véracité des actes qui ont une valeur probatoire. Les peines peuvent varier de la réclusion jusqu'à deux ans, ou des peines supérieures si le fait concerne des actes d'état civil, outre la déchéance immédiate des bénéfices éventuellement obtenus grâce à la déclaration mensongère.
Affronter une procédure pour faux dans une auto-certification nécessite une stratégie défensive méticuleuse et technique. L'approche de Me Marco Bianucci, avocat expert en droit pénal à Milan, se concentre non seulement sur le fait objectif, mais surtout sur l'élément subjectif du délit, c'est-à-dire l'intention coupable (dolo). Pour qu'il y ait condamnation, l'accusation doit prouver que le citoyen a menti consciemment et avec la volonté d'induire l'administration en erreur.
De nombreux cas traités par le cabinet découlent d'erreurs de bonne foi, d'interprétations erronées de formulaires complexes ou d'oublis non intentionnels. La stratégie défensive vise souvent à démontrer l'absence de volonté trompeuse, élément indispensable à la constitution du délit. Par le biais d'enquêtes défensives et de mémoires techniques, nous travaillons à mettre en évidence la nature de l'erreur, en visant, lorsque cela est possible, le classement sans suite de la procédure ou l'acquittement pour insussistance du fait ou pour sa particulière ténuité. La profonde connaissance des dynamiques procédurales du Tribunal de Milan permet d'évaluer de manière réaliste les possibilités de succès et de choisir la procédure la plus avantageuse pour l'assisté.
Si la déclaration fausse est le fruit d'une simple erreur matérielle ou d'une incompréhension du formulaire, l'intention coupable (dolo), c'est-à-dire la volonté de mentir, pourrait faire défaut. Dans ces cas, un avocat pénaliste travaillera pour démontrer la bonne foi, élément qui peut conduire à l'acquittement ou au classement sans suite, car le délit de fausseté idéologique requiert la conscience de la fausseté.
Oui, s'agissant d'un délit pénal (crime et non contravention), une éventuelle condamnation définitive est inscrite au casier judiciaire. Cela peut avoir des répercussions significatives sur la vie professionnelle et personnelle, raison pour laquelle il est essentiel de s'adresser à un avocat expert pour tenter d'éviter une telle conséquence ou de limiter les dommages par le biais d'institutions comme la mise à l'épreuve.
Dans certaines circonstances, si le fait est considéré comme de faible gravité et que la conduite n'est pas habituelle, il est possible de demander l'application de la cause de non-punissabilité pour particulière ténuité du fait (art. 131-bis c.p.). Alternativement, on peut envisager des parcours alternatifs comme la suspension de la procédure avec mise à l'épreuve, qui, en cas d'issue positive, conduit à l'extinction du délit.
Outre les conséquences pénales, la loi prévoit des sanctions administratives immédiates. L'article 75 du D.P.R. 445/2000 établit la déchéance des bénéfices éventuellement obtenus suite à la décision prise sur la base de la déclaration mensongère. Cela signifie que, par exemple, on perdra sa place dans un classement, la subvention ou l'autorisation obtenue.
Si vous êtes impliqué dans une procédure pour déclarations mensongères ou si vous craignez les conséquences d'une auto-certification erronée, il est crucial d'agir rapidement. Contactez Me Marco Bianucci pour une évaluation préliminaire de votre situation. Le cabinet, situé via Alberto da Giussano 26 à Milan, offre une assistance discrète et hautement qualifiée pour protéger vos droits et votre avenir.