Faire face à la perte d'un proche est un moment délicat, souvent rendu encore plus complexe par les formalités bureaucratiques et financières qui en découlent. L'une des questions les plus fréquentes et épineuses concerne la gestion du compte courant conjoint suite au décès de l'un des titulaires. Comprendre comment agir, quelles sont les limites imposées par la loi et comment protéger ses droits est fondamental pour éviter des litiges familiaux ou des blocages bancaires prolongés. En tant qu'avocat expert en successions à Milan, Me Marco Bianucci assiste régulièrement des clients qui se retrouvent à devoir démêler le nœud normatif entre les règles bancaires et le droit successoral.
Selon la réglementation en vigueur et la jurisprudence consolidée, les sommes déposées sur un compte courant conjoint sont présumées, sauf preuve contraire, appartenir aux cotitulaires en parts égales. Dans le cas classique de deux cotitulaires, on présume donc que 50 % du solde appartient au défunt et tombe en succession, tandis que les 50 % restants restent la pleine propriété du cotitulaire survivant. Cependant, l'opérativité concrète dépend du type de signature déposée auprès de la banque : signature conjointe ou signature disjointe. Dans le premier cas, le compte est généralement bloqué jusqu'à l'identification certaine des héritiers ; dans le second cas, bien qu'il y ait théoriquement la possibilité pour le survivant d'opérer, les banques ont souvent tendance à adopter des comportements prudents qui nécessitent une intervention juridique experte pour être débloqués.
Me Marco Bianucci, grâce à une expérience consolidée en tant qu'avocat expert en droit des successions à Milan, adopte une approche analytique et préventive. Il ne s'agit pas seulement de débloquer les sommes, mais de vérifier la correction des mouvements bancaires antérieurs au décès. Souvent, en effet, des retraits anormaux ou des détournements de fonds peuvent apparaître, portant atteinte à la part légale des héritiers. Le Cabinet d'Avocats Bianucci travaille à reconstituer l'actif successoral avec précision, protégeant à la fois le cotitulaire qui doit récupérer sa part et les héritiers qui craignent des soustractions indues de patrimoine.
La stratégie du cabinet prévoit une analyse détaillée de la documentation bancaire et, si nécessaire, une interlocution directe avec l'établissement de crédit pour surmonter les rigidités bureaucratiques qui paralysent souvent les fonds nécessaires aux frais funéraires ou de gestion immédiate. L'objectif est de parvenir à une liquidation rapide et correcte des créances, en prévenant de longs litiges judiciaires entre membres de la famille.
Non, ou plutôt, il ne devrait pas le faire si cela porte atteinte aux droits des héritiers. Bien qu'avec la signature disjointe, le cotitulaire ait techniquement la faculté d'opérer, prélever le solde entier l'expose au risque de devoir restituer les sommes aux héritiers du défunt, outre d'éventuelles conséquences juridiques pour détournement de fonds. La part du défunt (probablement 50 %) doit être mise à la disposition de la succession.
Oui, c'est une pratique fréquente. Bien que la jurisprudence reconnaisse souvent le droit du cotitulaire à signature disjointe de disposer de sa part, de nombreux établissements de crédit gèlent l'intégralité de la relation en attendant la présentation de la déclaration de succession pour se protéger d'éventuelles revendications des héritiers. L'intervention d'un avocat expert en successions est souvent déterminante pour débloquer la situation.
Si l'on parvient à démontrer que le compte, bien que conjoint, était alimenté exclusivement par les revenus du défunt (par exemple, pension ou salaire), les héritiers pourraient agir pour dépasser la présomption de copropriété à 50 % et demander que le solde entier réintègre l'actif successoral. Il s'agit d'une situation complexe qui nécessite une preuve documentaire rigoureuse.
L'impôt de succession ne s'applique que sur la part d'argent appartenant au défunt. Par conséquent, dans un compte conjoint à deux personnes, les taxes seront calculées uniquement sur 50 % du solde présent à la date du décès, à moins qu'une répartition différente de la propriété des sommes ne soit démontrée.
Si vous vous trouvez à devoir gérer un compte conjoint suite à un deuil, ou si vous estimez que vos droits successoraux ont été lésés par des retraits non autorisés, il est essentiel d'agir rapidement. Me Marco Bianucci reçoit dans son cabinet à Milan, Via Alberto da Giussano, 26, pour analyser votre situation spécifique. Lors de l'entretien, tous les aspects du cas seront évalués afin de définir la stratégie la plus efficace pour la protection de votre patrimoine.