L'arrêt n° 45587 du 14 novembre 2024, rendu par la Cour de cassation, représente un point de référence important en matière de délits de construction et de contrôle des procédures administratives. Dans cette décision, la Cour a établi qu'il n'est pas possible, en instance de légitimité, de contrôler la correction des procédures administratives visant à la délivrance des titres habilitants. Cette orientation jurisprudentielle a des implications significatives pour les professionnels du secteur et pour les citoyens impliqués dans des questions de construction.
La Cour de cassation, par sa décision, a réaffirmé un principe déjà établi dans des arrêts précédents, soulignant l'importance du respect des procédures administratives sans possibilité de révision par la Cour de cassation. La maxime de l'arrêt stipule :
Délits de construction - Constatation de la correction des procédures administratives - Contrôle de légitimité - Exclusion. En matière de délits de construction, le contrôle de la correction des procédures administratives visant à la délivrance des titres habilitants est insusceptible de contrôle en instance de légitimité, la Cour de cassation étant également empêchée de constater d'éventuelles erreurs de fait commises en instance de fond lors de la vérification de cette régularité.
Ce principe, outre qu'il clarifie le rôle de la Cour de cassation, met l'accent sur l'importance du respect des procédures administratives par les collectivités locales et les autorités compétentes.
L'arrêt a plusieurs implications pratiques pour les citoyens, les professionnels et les administrateurs, notamment :
La Cour a rappelé des normes telles que l'article 325 du Nouveau Code de Procédure Pénale, qui définit les limites de la révision en instance de légitimité. Cela clarifie davantage que la Cour de cassation ne peut pas entrer dans le fond des décisions prises par les organes de justice de première et seconde instance.
En conclusion, l'arrêt n° 45587 de 2024 offre un important sujet de réflexion sur la thématique des délits de construction et de la supervision administrative. Il souligne la nécessité d'un déroulement correct des procédures par les autorités compétentes et clarifie les limites du contrôle de légitimité par la Cour de cassation. Cette orientation jurisprudentielle invite tous les acteurs impliqués à accorder la plus grande attention à la régularité des procédures administratives, dans le respect de la loi et de la sécurité de la construction.