Interdiction de cumul d'activités : commentaire de l'Ordonnance n° 19823 de 2024

La récente décision de la Cour de cassation, par l'Ordonnance n° 19823 du 18 juillet 2024, apporte des éclaircissements importants concernant l'interdiction de cumul d'activités pour les directeurs généraux d'entreprises sanitaires exerçant en tant que professionnels libéraux. Ce sujet revêt une importance particulière dans le contexte du Service Sanitaire National (SSN), où la transparence et la prévention des conflits d'intérêts sont fondamentales pour garantir un service public efficace et impartial.

Le cadre normatif de l'interdiction de cumul

Conformément à la réglementation italienne, en particulier l'article 3-bis, paragraphe 10, du décret législatif n° 502 de 1992, l'interdiction de cumul d'activités s'applique non seulement aux employés publics, mais aussi aux professionnels libéraux occupant des postes à responsabilité au sein des entreprises sanitaires. Ce principe est en outre soutenu par l'art. 53 du décret législatif n° 165 de 2001, qui vise à prévenir les conflits d'intérêts potentiels découlant de l'exercice simultané de plusieurs activités professionnelles.

Directeur général d'entreprises sanitaires - Professionnel libéral non fonctionnaire public - Interdiction de cumul d'activités - Applicabilité - Fondement - Conséquences. Au professionnel libéral privé, qui occupe le poste de directeur général d'entreprises sanitaires, s'applique, comme à ceux qui ont un rapport de travail dépendant avec les administrations publiques, la réglementation en matière d'interdiction de cumul d'activités, car l'art. 3-bis, paragraphe 10, du décret législatif n° 502 de 1992 étend l'incompatibilité aux rapports de travail autonome, tel celui qui s'instaure avec la stipulation d'un contrat d'œuvre avec l'entité publique, en conformité avec les finalités, poursuivies par l'art. 53 du décret législatif n° 165 de 2001, de soustraire tous ceux qui exercent une activité sous la dépendance, au sens large, de la PA aux conditionnements qui pourraient découler de l'exercice d'autres activités, une disparité de traitement injustifiée se vérifiant autrement.

Les implications pratiques de l'arrêt

Par cette Ordonnance, la Cour a confirmé que même les professionnels libéraux, bien que n'étant pas des employés publics, doivent respecter l'interdiction de cumul d'activités. Cela implique qu'un directeur général d'une entreprise sanitaire, exerçant en tant que professionnel libéral, ne peut accepter d'autres mandats susceptibles de compromettre son impartialité ou sa capacité à agir dans le meilleur intérêt de l'entité publique.

  • Prévention des conflits d'intérêts.
  • Garantie d'impartialité dans le service public.
  • Uniformité de traitement entre employés publics et professionnels libéraux.

Conclusions

En conclusion, l'Ordonnance n° 19823 de 2024 représente une étape significative vers une plus grande clarté et uniformité dans la réglementation des rôles professionnels dans le secteur de la santé. Les dispositions relatives à l'interdiction de cumul d'activités sont fondamentales pour garantir la transparence et l'intégrité au sein des administrations publiques, en évitant que les conflits d'intérêts ne compromettent la qualité des services offerts aux citoyens. Il est essentiel que tous les acteurs impliqués dans le système de santé soient pleinement conscients de ces réglementations, afin de garantir un fonctionnement efficace et responsable des institutions publiques.

Cabinet d'Avocats Bianucci