Avv. Marco Bianucci

Avv. Marco Bianucci

Avocat Pénaliste

La Responsabilité Administrative des Entités dans les Délits contre l'Administration Publique

Les enquêtes pénales impliquant une entreprise pour des délits de corruption ou de concussion représentent l'un des moments les plus critiques pour la vie d'une entreprise. Lorsqu'un administrateur, un dirigeant ou un employé commet l'un de ces délits dans l'intérêt ou à l'avantage de la société, ce n'est pas seulement la personne physique qui en répond, mais aussi l'entité elle-même conformément au Décret Législatif 231/2001. En tant qu'avocat pénaliste à Milan, je comprends profondément les répercussions que de telles accusations peuvent avoir sur la réputation commerciale, sur l'activité quotidienne et sur la stabilité financière de l'entreprise.

La législation italienne prévoit un régime de responsabilité administrative délictuelle qui vise à frapper le patrimoine de l'entité et, dans les cas les plus graves, à paralyser son activité. Il ne s'agit pas d'une simple amende : le risque concret concerne l'application de mesures conservatoires interdites qui peuvent bloquer des contrats, révoquer des autorisations ou exclure l'entreprise de financements et d'appels d'offres publics. Aborder ces contestations requiert une stratégie de défense rapide et hautement technique, axée sur la démonstration de l'absence de faute organisationnelle de la part de la société.

Le Cadre Normatif : Corruption, Concussion et le D.Lgs. 231/2001

Le Décret Législatif 231/2001 a introduit dans notre système le principe selon lequel 'societas delinquere potest'. Les délits de corruption (propre, impropre ou dans des actes judiciaires) et de concussion entrent dans la catégorie des 'délits présupposés' qui déclenchent la responsabilité de l'entité. La loi punit l'entreprise si le délit a été commis par des sujets en position apicale ou par des subordonnés, à condition que la conduite illicite ait généré un intérêt ou un avantage pour l'organisation. Ce lien fonctionnel est le cœur de l'accusation : si le manager a versé un pot-de-vin pour obtenir un marché, l'entreprise en a tiré avantage et, par conséquent, est sanctionnable.

Les sanctions prévues sont sévères et s'articulent sur deux niveaux. Le premier est le niveau pécuniaire, calculé par quotas, qui peut atteindre des montants très élevés en fonction de la gravité du fait et des conditions économiques de l'entité. Le second niveau, souvent le plus redouté, est celui des sanctions interdites. Celles-ci peuvent inclure l'interdiction d'exercer l'activité, la suspension ou la révocation des autorisations, licences ou concessions fonctionnelles à la commission de l'illicite, l'interdiction de contracter avec l'Administration Publique, l'exclusion d'aides, de financements, de contributions ou de subventions et l'éventuelle révocation de ceux déjà accordés, jusqu'à l'interdiction de publicité de biens ou services.

L'Importance du Modèle d'Organisation et de Gestion (MOG)

La loi offre cependant une voie de sortie ou d'atténuation de la responsabilité : l'adoption et la mise en œuvre efficace d'un Modèle d'Organisation, de Gestion et de Contrôle (MOG). Si l'entité démontre avoir adopté, avant la commission du fait, un modèle apte à prévenir des délits de l'espèce de celui survenu, et avoir confié la tâche de veiller au fonctionnement et à l'observation des modèles à un organisme de l'entité doté de pouvoirs autonomes d'initiative et de contrôle (Organisme de Vigilance), elle peut être exonérée de responsabilité. La défense technique se joue souvent sur la capacité à prouver que l'auteur du délit a agi en éludant frauduleusement ces modèles de contrôle.

L'Approche du Cabinet d'Avocats Bianucci à la Défense Pénale d'Entreprise

Me Marco Bianucci, avocat expert en droit pénal des affaires à Milan, aborde les cas de responsabilité 231 avec une approche intégrée qui allie la défense procédurale au conseil préventif. La stratégie du Cabinet d'Avocats Bianucci ne se limite pas à la contestation formelle des accusations, mais entre dans le fond des dynamiques d'entreprise pour démonter le dispositif accusatoire. En phase d'enquête, l'objectif principal est d'éviter l'application de mesures conservatoires interdites, en démontrant au Juge que l'entreprise a rompu tout lien avec l'activité criminelle et a mis en œuvre des mesures correctives appropriées (le soi-disant 'ravvedimento operoso').

Au cours du procès, la défense se concentre sur la démonstration de l'aptitude du Modèle Organisationnel adopté ou sur l'absence d'un avantage concret pour l'entité. Me Marco Bianucci travaille en étroite collaboration avec des consultants techniques et des auditeurs pour analyser les flux financiers et décisionnels, afin de prouver que la conduite illicite éventuelle a été une initiative autonome du particulier, non imputable à la politique d'entreprise. La profonde connaissance des pratiques du Parquet de Milan et de la jurisprudence locale permet de calibrer la défense de manière pragmatique, visant à la sauvegarde de la continuité d'entreprise et à la minimisation du préjudice de réputation.

Questions Fréquentes

L'entreprise répond-elle toujours si un employé commet de la corruption ?

Pas nécessairement. L'entreprise ne répond que si le délit a été commis dans l'intérêt ou à l'avantage de l'entité elle-même. Si l'employé a agi pour un intérêt exclusivement personnel ou de tiers, l'entité n'est pas responsable. De plus, l'entreprise peut être exonérée si elle démontre avoir adopté et mis en œuvre efficacement un Modèle Organisationnel apte à prévenir le délit et que l'employé a frauduleusement éludé les contrôles.

Quelles sont les sanctions les plus graves pour l'entreprise en cas de condamnation ?

Outre les lourdes sanctions pécuniaires, les conséquences les plus graves sont les sanctions interdites. Celles-ci peuvent entraîner l'interdiction de contracter avec l'Administration Publique, la révocation de financements et d'aides, ou même l'interdiction totale d'exercer l'activité. Dans des cas extrêmes, le juge peut ordonner la confiscation du profit du délit, qui peut s'élever à des sommes considérables.

À quoi sert le Modèle 231 dans la défense pénale ?

Le Modèle 231 est fondamental car il représente le seul instrument qui peut exonérer l'entité de la responsabilité administrative (s'il est adopté avant le délit et mis en œuvre efficacement) ou réduire significativement la sanction (s'il est adopté post-factum). En phase procédurale, la défense technique de l'avocat pénaliste vise souvent à démontrer l'aptitude du Modèle pour prouver que l'entreprise a fait tout son possible pour prévenir l'illicite.

Que se passe-t-il si l'entreprise adopte le Modèle 231 après le début des enquêtes ?

L'adoption tardive du Modèle (post factum) n'exonère pas complètement l'entité de sa responsabilité, mais constitue néanmoins une démarche stratégique cruciale. Elle permet d'éviter l'application de mesures conservatoires interdites pendant le procès et permet d'obtenir une réduction significative de la sanction pécuniaire finale, en démontrant la volonté de l'entreprise de remédier aux carences organisationnelles.

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Si votre entreprise est impliquée dans une procédure pénale ou si vous souhaitez mettre en place un système de prévention efficace contre les délits sociétaires, il est essentiel d'agir avec rapidité et compétence. Me Marco Bianucci, grâce à sa solide expérience dans la défense pénale d'entreprise, est à votre disposition pour analyser la situation spécifique et préparer la meilleure stratégie défensive pour protéger le patrimoine et l'activité de l'entreprise. Contactez Me Marco Bianucci pour une évaluation confidentielle de votre cas au cabinet de Milan.

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