Avv. Marco Bianucci

Avv. Marco Bianucci

Avocat Pénaliste

Comprendre le délit de non-exécution dolosive d'une décision de justice

Lorsqu'un juge rend un jugement ou une ordonnance, le respect de cette décision est un fondement essentiel de notre système juridique. Cependant, il arrive fréquemment qu'une des parties impliquées cherche à se soustraire aux obligations imposées, configurant potentiellement le délit prévu par l'article 388 du Code pénal italien. Faire face à une situation où une décision de justice est ignorée ou éludée peut générer frustration et un sentiment d'impuissance, qu'il s'agisse de questions patrimoniales ou de dynamiques familiales délicates. En tant qu'avocat expert en droit pénal à Milan, Me Marco Bianucci comprend la gravité de ces circonstances et l'impact qu'elles peuvent avoir sur la vie des clients.

L'article 388 c.p. ne sanctionne pas la simple inobservation, mais exige une conduite spécifique caractérisée par l'intention frauduleuse (dolo). La norme sanctionne quiconque, pour se soustraire à l'accomplissement des obligations découlant d'une décision de l'autorité judiciaire, accomplit des actes simulés ou frauduleux sur des biens propres ou d'autrui. De plus, le délit se configure également dans le cas de celui qui élude l'exécution d'une décision du juge civil concernant la garde d'enfants mineurs ou d'autres personnes incapables, ou qui prescrit des mesures conservatoires pour la protection de la propriété, de la possession ou du crédit. Il est fondamental de distinguer entre la simple impossibilité d'exécuter et la volonté précise d'éluder l'ordre du juge par des artifices ou des manœuvres frauduleuses, ou par un refus injustifié dans le cas de décisions concernant des mineurs.

L'approche du Cabinet d'Avocats Bianucci en matière de défense pénale

La gestion d'une procédure pour non-exécution dolosive d'une décision nécessite une analyse technique rigoureuse. L'approche de Me Marco Bianucci, avocat expert en droit pénal à Milan, repose sur une évaluation préliminaire détaillée des actes pour vérifier l'existence des éléments constitutifs du délit. Il ne suffit pas qu'il y ait un manquement : il faut démontrer, ou réfuter, la présence de l'élément frauduleux ou de la volonté d'éluder.

Pour la personne lésée, le cabinet s'efforce de construire une solide constitution de partie civile, en recueillant les preuves nécessaires pour démontrer que la partie adverse a agi avec l'intention spécifique de rendre inefficace la décision du tribunal. Inversement, si le client est accusé de ce délit, la stratégie de défense de Me Marco Bianucci vise à mettre en évidence l'absence d'intention frauduleuse ou le manque d'actes frauduleux, en démontrant que l'éventuel manquement est dû à des causes de force majeure ou à une impossibilité objective, et non à la volonté de défier l'autorité judiciaire. La profonde connaissance de la jurisprudence milanaise permet au cabinet d'anticiper les points critiques du cas et d'orienter la défense vers l'issue la plus favorable.

Questions Fréquentes

Quels comportements constituent le délit selon l'art. 388 c.p. ?

Le délit se configure principalement par deux conduites. La première concerne l'accomplissement d'actes simulés ou frauduleux sur des biens (comme des ventes fictives ou l'occultation de patrimoine) pour ne pas s'acquitter d'obligations civiles découlant d'un jugement. La seconde concerne l'élusion de décisions relatives à la garde d'enfants mineurs ou incapables, qui se manifeste souvent par le refus de remettre l'enfant au parent ayant droit ou par l'entrave au droit de visite établi par le juge.

Est-il suffisant de ne pas payer une somme décidée par le juge pour être condamné ?

Généralement non. Le simple non-paiement d'une somme d'argent, même si elle est fixée par un juge, ne constitue pas automatiquement un délit au sens de l'art. 388 c.p., à moins que le débiteur n'ait accompli des actes frauduleux pour cacher ses biens et se déclarer insolvable. Cependant, dans le contexte du droit de la famille, le non-paiement de la pension alimentaire peut constituer un délit différent (art. 570 ou 570 bis c.p.), qui nécessite une évaluation séparée par un avocat expert en droit pénal.

Que dois-je faire si l'autre parent ne respecte pas les jours de visite établis ?

Si l'autre parent élude systématiquement la décision du juge concernant les temps de visite ou la garde, il est possible de porter plainte pour le délit de non-exécution dolosive d'une décision de justice. Il est essentiel de documenter chaque épisode d'inobservation. Dans ces cas, l'assistance de Me Marco Bianucci est cruciale pour rédiger une plainte détaillée qui souligne la nature élusive de la conduite et non un simple désagrément organisationnel.

Quelles sont les peines prévues pour ce délit ?

L'article 388 du Code pénal prévoit la peine de réclusion jusqu'à trois ans ou une amende. La sévérité de la sanction dépend de la gravité de la conduite, de la nature de la décision violée et des conséquences que l'élusion a entraînées pour la partie lésée. Étant un délit punissable sur plainte de la personne lésée, il est souvent possible de trouver des solutions conciliatoires avant que la procédure pénale n'arrive à jugement, si elle est gérée avec compétence.

Demandez une consultation juridique à Milan

Si vous êtes impliqué dans un litige concernant l'exécution d'un jugement ou d'une ordonnance, il est essentiel d'agir avec rapidité et compétence. Que vous deviez vous défendre contre une accusation ou protéger vos droits face à l'inobservation d'autrui, Me Marco Bianucci est à votre disposition pour analyser votre cas avec le plus grand professionnalisme. Contactez le cabinet situé via Alberto da Giussano 26 à Milan pour planifier une rencontre et définir la meilleure stratégie de défense.

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