Faire face à une procédure pénale pour des délits liés à la prostitution représente un moment d'extrême délicatesse, capable d'impacter non seulement la liberté personnelle mais aussi la réputation de l'inculpé. En tant qu'avocat expert en droit pénal à Milan, Me Marco Bianucci comprend la complexité de ces situations, où la frontière entre conduites licites et illicites peut sembler mince aux yeux de ceux qui n'opèrent pas dans le secteur juridique. En Italie, la prostitution en soi ne constitue pas un délit si elle est exercée volontairement par des personnes majeures ; cependant, le système juridique punit sévèrement toute conduite de tiers visant à tirer profit, faciliter ou inciter à une telle activité. Il est fondamental de comprendre que la loi vise à protéger la liberté d'autodétermination de la personne et l'ordre public, en frappant quiconque s'insère comme intermédiaire ou exploiteur dans l'activité sexuelle d'autrui.
La réglementation de référence est encore aujourd'hui la Loi n° 75 de 1958, connue sous le nom de Loi Merlin, qui a aboli les maisons de tolérance et introduit diverses qualifications de délit. Il est essentiel de distinguer les conduites pour construire une défense efficace. Le favoritisme se configure lorsqu'un sujet, par sa conduite, rend plus facile l'exercice de la prostitution d'autrui, même sans en tirer un profit direct. L'incitation se produit lorsqu'on persuade quelqu'un de se prostituer, en surmontant ses résistances morales. Enfin, l'exploitation, qui est souvent l'accusation la plus grave, se réalise lorsqu'un sujet tire une utilité économique des revenus de l'activité sexuelle d'autrui. La jurisprudence a clarifié qu'un seul épisode peut suffire à constituer le délit, l'habitude de la conduite n'étant pas nécessaire. Pour un avocat pénaliste, analyser la qualification spécifique est le premier pas pour démonter l'accusation, en vérifiant si les éléments objectifs et subjectifs requis par la norme existent réellement.
L'approche de Me Marco Bianucci, avocat expert en droit pénal à Milan, repose sur une analyse rigoureuse et technique du dossier de procédure. Dans les cas de présomption d'exploitation de la prostitution, les enquêtes se fondent souvent sur des écoutes téléphoniques, des filatures et des enquêtes patrimoniales visant à démontrer le flux d'argent. La stratégie défensive du Cabinet d'Avocats Bianucci vise à contextualiser chaque élément de preuve. Par exemple, il est crucial de démontrer s'il y a eu une contrainte effective ou si la relation entre les parties était de nature différente de celle supposée par l'accusation. Dans de nombreux cas, la défense se concentre sur la démonstration de l'absence d'intention coupable (dolo) ou sur la requalification des faits en qualifications moins graves. La confidentialité est un pilier fondamental de l'activité du cabinet : chaque cas est traité avec la plus grande discrétion, protégeant la sphère privée du client tout en travaillant pour obtenir le meilleur résultat procédural possible, qu'il s'agisse d'un classement sans suite ou d'une acquittement.
C'est l'une des questions les plus débattues. La simple location à prix du marché à une personne qui exerce la prostitution, si le bailleur ne fournit pas d'autres services annexes et ne participe pas à l'activité, ne constitue généralement pas un délit. Cependant, si le loyer est disproportionné par rapport aux valeurs du marché (suggérant ainsi une participation aux gains de l'activité illicite) ou si le propriétaire facilite activement la rencontre avec les clients, le délit de favoritisme ou d'exploitation de la prostitution peut être constitué.
Les peines prévues par la Loi Merlin sont sévères. Pour l'exploitation, le favoritisme ou l'incitation à la prostitution de personnes majeures, la peine prévue est la réclusion de deux à six ans, ainsi qu'une amende. La peine peut être augmentée en présence de circonstances aggravantes, par exemple si le fait est commis avec violence ou menace, ou s'il implique plusieurs personnes. Il est fondamental de consulter un avocat pénaliste pour évaluer la position juridique spécifique.
Non, le consentement de la victime (c'est-à-dire de la personne qui se prostitue) est sans incidence sur la constitution du délit d'exploitation ou de favoritisme. Le bien juridique protégé par la norme n'est pas seulement la liberté individuelle, mais aussi la moralité publique et les bonnes mœurs selon l'esprit originel de la loi. Par conséquent, même si la personne prostituée déclare être d'accord ou partager volontairement les gains, la conduite du tiers qui en tire profit reste pénalement poursuivable.
La différence est substantielle tant en termes normatifs qu'en termes de sanctions. Alors que l'exploitation de majeurs est régie par la Loi Merlin, l'implication de mineurs relève de l'article 600-bis du Code Pénal et suivants. Les délits impliquant des mineurs sont punis de peines beaucoup plus sévères et sont considérés comme des crimes odieux contre la personne. Sur cette page, nous traitons exclusivement de la défense pour des accusations relatives à des personnes majeures.
Si vous êtes mis en examen ou prévenu dans une procédure pour des délits liés à la prostitution, le temps est un facteur déterminant. Confier votre défense à une expertise technique compétente peut faire la différence entre une condamnation et un acquittement. Contactez Me Marco Bianucci pour une évaluation préliminaire de votre cas au cabinet de Milan. Votre situation sera analysée avec professionnalisme, sans jugement moral et en toute confidentialité.