La Responsabilité du Constructeur dans l'Arrêt n° 1252/2025 : Analyse et Implications

La récente ordonnance n° 1252 du 18 janvier 2025 de la Cour de cassation a suscité un intérêt considérable dans le domaine du droit civil, notamment en ce qui concerne la responsabilité du constructeur dans le cadre des contrats d'entreprise pour la réalisation d'installations éoliennes. Cet article se propose d'analyser les implications de l'arrêt, en clarifiant les points saillants et les normes concernées.

Le Contexte de l'Arrêt

La Cour de cassation a traité le cas d'un contrat d'installation d'une éolienne, dans lequel la question de la qualification de la tour de soutien s'est posée. Selon l'arrêt, la tour doit être considérée comme une construction à tous égards, car elle fait partie intégrante de l'installation éolienne. Cet aspect est crucial, car il détermine la responsabilité du constructeur en cas de défauts graves ou de danger évident d'effondrement.

La Maxime de l'Arrêt

(RESPONSABILITÉ DU CONSTRUCTEUR) - EN GÉNÉRAL Contrat d'installation d'éolienne - Qualification de la tour comme construction - Raisons - Conséquences - Recevabilité de l'action ex art. 1669 c.c. en cas de danger évident d'effondrement ou de défauts graves - Cas d'espèce. En matière d'entreprise portant sur la construction d'édifices ou d'autres choses immobilières destinées par leur nature à une longue durée, dans l'hypothèse d'un contrat d'installation d'éolienne, la tour de soutien doit être qualifiée de construction car elle constitue une partie inséparable de l'unité impiantistique de l'aérogénérateur (rotor-nacelle-tour) et représente un élément fonctionnel essentiel de l'installation éolienne qui, en son absence, ne peut réaliser la fonction pour laquelle elle est conçue, avec pour conséquence la recevabilité de l'action ex art. 1669 c.c. dans le cas où le bien lui-même présente un danger évident d'effondrement ou des défauts graves. (Dans l'espèce, la S.C. a confirmé l'arrêt qui avait rattaché au cas d'effondrement de choses immobilières de longue durée le détachement de la nacelle avec les pales, avec l'impossibilité subséquente de fonctionnement de l'installation).

Implications Juridiques et Normatives

La qualification de la tour comme construction a d'importantes conséquences juridiques. En effet, selon l'article 1669 du Code civil italien, le maître d'ouvrage peut intenter une action pour vices ou défauts de l'ouvrage qui en compromettent le fonctionnement ou la stabilité. Cet article devient donc crucial dans le contexte des contrats d'entreprise pour la construction d'installations éoliennes, où les défauts structurels peuvent entraîner l'inefficacité totale de l'installation elle-même.

  • Art. 1667 c.c. : Obligation du constructeur de garantir l'ouvrage contre les vices et défauts.
  • Art. 1668 c.c. : Responsabilité du constructeur pour les vices de l'ouvrage.
  • Art. 1669 c.c. : Action pour effondrement de l'immeuble.

Cette décision de la Cour de cassation confirme une tendance jurisprudentielle visant à protéger les droits des maîtres d'ouvrage et à garantir la fonctionnalité et la sécurité des ouvrages de construction.

Conclusions

L'arrêt n° 1252 de 2025 offre une interprétation claire de la responsabilité du constructeur dans le contexte de la construction d'installations éoliennes. La qualification de la tour comme partie fondamentale de l'installation met en évidence l'importance de garantir que toutes les composantes soient construites selon des normes de sécurité et de fonctionnalité élevées. Par conséquent, il est essentiel que les maîtres d'ouvrage soient conscients de leurs droits et des actions qu'ils peuvent entreprendre en cas de défauts ou de dangers d'effondrement. L'arrêt représente un pas en avant dans la jurisprudence italienne, contribuant à un environnement plus sûr et plus réglementé dans le secteur de la construction.

Cabinet d'Avocats Bianucci