Soupçonner que sa société est victime d'une gestion préjudiciable (la soi-disant mala gestio) de la part des administrateurs ou des censeurs est une situation complexe et délicate. Des décisions hâtives, des opérations en conflit d'intérêts ou une négligence générale peuvent éroder le patrimoine social, mettant en péril la stabilité de l'entreprise et la valeur des parts des associés. Dans ces contextes, la loi offre des outils spécifiques pour constater les responsabilités et obtenir la juste indemnisation. L'approche de l'avocat Marco Bianucci, fort d'une expérience consolidée en droit des sociétés à Milan, vise à fournir une analyse claire et stratégique pour protéger les intérêts de la société et de ses associés.
L'ordre juridique italien, principalement par le biais du Code Civil, prévoit l'action en responsabilité comme principal instrument de protection contre la mauvaise gestion des organes sociaux. Il s'agit d'une action en justice visant à faire déclarer la responsabilité des administrateurs (ou des censeurs) pour les dommages causés à la société suite à la violation de leurs devoirs, imposés par la loi ou par les statuts. Ces devoirs incluent, entre autres, l'obligation d'agir de manière informée, de gérer la société avec la diligence requise par la nature de la mission et de s'abstenir d'activités en conflit d'intérêts.
L'action en responsabilité peut être intentée par différents sujets. L'action sociale en responsabilité est décidée par l'assemblée des associés et vise à reconstituer le patrimoine de la société. Il existe également la possibilité pour une minorité qualifiée d'associés d'exercer l'action en substitution de la société, ainsi que pour les créanciers sociaux lorsque le patrimoine social s'avère insuffisant pour satisfaire leurs créances en raison de la conduite illégitime des administrateurs. Enfin, le associé individuel ou un tiers peuvent agir directement contre les administrateurs, mais seulement s'ils ont subi un dommage direct à leur patrimoine personnel.
Aborder une action en responsabilité requiert compétence et une stratégie bien définie. L'approche de l'avocat Marco Bianucci, avocat expert en actions en responsabilité contre les administrateurs à Milan, repose sur une analyse préliminaire rigoureuse et détaillée. La première étape consiste à examiner attentivement la documentation sociale, telle que les bilans, les délibérations du conseil d'administration et les rapports des censeurs, pour identifier les actes de gestion potentiellement préjudiciables et quantifier le préjudice économique subi par la société. Cette phase est cruciale pour évaluer le bien-fondé de l'action et définir les probabilités de succès.
Une fois les conditions requises constatées, une stratégie juridique personnalisée est élaborée. Celle-ci peut inclure, selon les cas, la demande de révocation pour juste motif de l'administrateur, l'engagement de l'action judiciaire en réparation du dommage ou l'évaluation de solutions transactionnelles pour résoudre le litige de manière plus rapide et efficace. L'objectif principal est toujours la protection du patrimoine social et la sauvegarde des intérêts des associés qui font confiance au cabinet.
On parle de mala gestio lorsqu'un administrateur viole ses devoirs de diligence et de correction dans la gestion de la société. Des exemples concrets incluent la conclusion d'affaires en conflit d'intérêts flagrant, la distraction de fonds sociaux à des fins personnelles, la tenue inexistante ou irrégulière des écritures comptables, la réalisation d'opérations manifestement imprudentes ou étrangères à l'objet social qui ont causé un préjudice économique à la société.
L'action peut être engagée principalement par la société elle-même, après délibération de l'assemblée des associés. Dans les sociétés par actions, même une minorité d'associés représentant au moins un cinquième du capital social (ou la mesure différente prévue par les statuts) peut la promouvoir. De plus, les créanciers sociaux peuvent agir lorsque le patrimoine de la société est devenu insuffisant en raison de la mauvaise gestion. Enfin, l'associé individuel ne peut agir que s'il a subi un dommage direct, et non un simple reflet du dommage subi par la société.
L'action en responsabilité à l'encontre des administrateurs se prescrit, en règle générale, par cinq ans. Le délai de prescription court à compter du jour où l'acte dommageable a été commis ou, si l'administrateur a dolosivement dissimulé le dommage, à compter de sa découverte. Il est fondamental d'agir avec célérité pour ne pas perdre le droit à réparation.
Oui, c'est possible. S'il existe de graves irrégularités dans la gestion, l'assemblée des associés peut décider de révoquer l'administrateur pour juste motif. La révocation est une mesure conservatoire qui sert à interrompre immédiatement la conduite dommageable. L'action en responsabilité pour obtenir la réparation des dommages déjà causés peut être entreprise simultanément ou ultérieurement.
Si vous estimez que le patrimoine de votre société a été compromis par une gestion négligente ou illicite, il est essentiel d'agir avec lucidité et célérité. Comprendre la complexité des dynamiques d'entreprise et évaluer correctement les responsabilités nécessite un soutien juridique expérimenté. Contactez le Cabinet d'Avocats Bianucci, situé via Alberto da Giussano, 26 à Milan, pour une évaluation approfondie de votre cas. L'avocat Marco Bianucci vous fournira une analyse claire des options juridiques disponibles pour protéger vos intérêts et ceux de la société.